| Ethique
des acquisitions (1970) |
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La
dimension déontologique de la profession muséale
a toujours fait l'objet d'une attention particulière
de l'ICOM.
Les premiéres normes déontologiques ont d'abord
été liées aux acquisitions et aux mouvements
internationaux des biens culturels.
Publié en 1970, "L'éthique des acquisitions"
a été un des premiers documents de l'ICOM
rédigé pour préparer l'actuel code
de déontologie des professionnels des musées.
Le code a été adopté en 1986
par l'Assemblée générale à Buenos
Aires (Argentine) et révisé en 2001 par l'Assemblée
générale à Barcelone (Espagne) et en
2004 par l'Assemblée générale à
Séoul (Corée) .
Éthique
des acquisitions (1970)
Le
premier formulaire d'accord
Recommandations
de l'ICOM
Exemples
de politique d'acquisitions de musées
Exemple
de politique nationale
Liste
des experts
En
avril 1970 un groupe d'experts de l'ICOM se réunit à Paris
pour étudier le problème des règles éthiques en matière
d'acquisition par les musées. Il en résulta l'adoption par
l'ICOM des recommandations que nous publions plus loin,
basées sur les principes fondamentaux suivants:
"Quelle
que soit la spécialité ou la catégorie du musée, quel que
soit le lieu où il se situe dans le monde, certains principes
d'éthique et d'intégrité professionnelle doivent être appliqués
par les personnes qui en ont la charge, en ce qui concerne
les acquisitions. En bref, cela signifie que l'origine de
tout objet à acquérir, quelle que soit sa nature, doit être
complètement, clairement et correctement documentée. Cela
est tout aussi important pour un objet du type généralement
défini comme "artistique" que pour un objet relevant de
l'archéologîe, de l'ethnologie, de l'histoire et des sciences
naturelles."
Depuis
cette date, le Secrétariat de l'ICOM a entrepris de mettre
en pratique les propositions du Groupe d'experts qui le
concernaient. Le présent document précède et annonce la
publication à la fin de cette année d'un résumé des lois
qui régissent, dans chaque pays du monde, la recherche de
terrain et l'exportation des biens culturels. Cette publication
suivra le modèle de la notice que l'on trouvera plus loin
sur l'Afghanistan.
Le
moment est en effet venu d'inviter la profession muséale
dans son ensemble à examiner les recommandations qui lui
sont faites par l'ICOM, afin de les adopter comme la base
de leurs propres règles en matière d'acquisitions. L'adoption
de ces recommandations par un musée sera considérée comme
effective dès la réception par le Secrétariat de la formule
ci-dessous, signée. Il est bien évident que les recommandations
de l'ICOM ne peuvent être considérées comme un code définitif,
applicable à tous les musées: nous publions donc également
ici, en résumé, les déclarations d'intentions faites par
plusieurs musées qui ont récemment pris l'initiative d'établir
et de publier les normes éthiques de leurs politiques d'acquisitions
respectives.
Une première liste de tous les musées qui auront accepté
de ratifier ces règles éthiques sera publiée avec les lois
qui régissent les biens culturels. Nous espérons que le
plus grand nombre possible de musées, particulièrement ceux
qui sont membres de l'ICOM, se joindront à ceux que représentaient
les dix experts de la réunion de 1970, pour accepter la
doctrine proposée ici, jetant ainsi les bases d'une vraie
coopération professionnelle sur un point si important.
| Comme
première contribution à l'établissement d'un code d'éthique
professionnelle dans le domaine des acquisitions, le
personnel du musée ................................................adhère
aux recommandations de l'ICOM comme constituant les
normes minimum pour l'acquisition des objets, acceptant
par là-même d'aider les autres pays à la préservation
et à l'enrichissement de leur patrimoine culturel, ainsi
qu'à accorder un traitement préférentiel dans tous les
domaines de l'activité professionnelle aux autres musées
qui adhèrent à ces recommandations. |
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Date
:
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Signature
autorisée : |
| La
signature de l'accord est valide dès réception par le
Secrétariat de l'ICOM (Maison de l'Unesco, 1. rue Miollis,
Paris 15e) de la présente formule accompagnée d'un document
décrivant le programme et la politique d'acquisitions
du musée, ainsi que les acquisitions et services souhaités
par le musée. |
RECOMMANDATIONS
DE L'ICOM (Ethique des acquisitions, 1970)
- Le
musée d'aujourd'hui n 'est pas un simple dépôt d'objets:
il a la mission d'acquérir des objets dans le cadre d'un
programme spécifique de:
-
recherche scientifique,
-
éducation,
-
préservation,
-
mise en valeur de l'héritage national et international,
naturel et culturel.
-
Quelques musées peuvent couvrir tous les aspects de ce
vaste programme, tandis que d'autres se spécialisent dans
certaines de ses parties. En conséquence, un objet ne
saurait être acquis s'il ne joue pas de rôle pour la réalisation
des objectifs du musée tels qu'ils ont été décrits dans
le programme de celui-ci.
-
L'objet que l'on envisage d'acquérir peut être rangé dans
un vaste éventail de catégories dont les deux extrêmes
peuvent être brièvement définis comme étant :
-
des objets qui ont été reconnus par la science et/ou
par la communauté dans laquelle ils possèdent leur
pleine signification culturelle, comme ayant une qualité
unique et comme étant par là inestimables (1*).
-
des objets qui, bien que n'étant pas nécessairement
rares par eux-mêmes, n'en ont pas moins une valeur
qui dérive de leur environnement culturel et naturel.
-
L'objet n 'a une signification (culturelle et scientifique)
que s'il est complètement documenté. Aucune acquisition
ne devrait être faite en l'absence de cette documentation,
bien que des exceptions puissent être admises en ce qui
concerne certains objets qui se rapprochent de la définition
donnée au paragraphe 3. a), lorsque l'essentiel de la
documentation relative à ces derniers peut être reconstituée
par une étude systématique postérieure à l'acquisition.
-
Dans la plupart des domaines, c'est au cours de missions
de recherches scientifiquement menées que l'on peut le
mieux effectuer des acquisitions directes. Ces missions
peuvent opérer dans leur pays d'origine ou à l'étranger.
Dans ce dernier cas, elles doivent être menées avec l'accord
ou la coopération du pays hôte, et dans le respect de
ses lois.
-
Les acquisitions directes peuvent aussi être effectuées
en coopération avec un musée ou avec l'institution responsable
de la protection du patrimoine national, dans le pays
d'origine des objets recherchés. Les mêmes principes peuvent
s'appliquer, "mutatis mutandis", aux objets qui se rapprochent
de la définition donnée qu paragraphe 3. a).
-
L'objet acquis directement a toutes chances d'être aussi
bien documenté que possible tandis que ce n'est pas toujours
le cas pour les acquisitions indirectes. Tandis que les
acquisitions directes, effectuées comme il est décrit
au paragraphes 5 et 6, seront donc conformes aux normes
éthiques, les procédures indirectes risquent de ne pas
se trouver en accord avec ces mêmes normes.
-
Les acquisitions indirectes, qui comprennent les dons
et legs, sont ce qui est acquis à travers un ou plusieurs
intermédiaires. Lorsqu'un musée s'estime contraint d'acquérir
un objet indirectement, il doit toujours le faire dans
le strict respect des lois et des intérêts du pays de
provenance, ou du pays d'origine quand le pays de provenance
n'est qu'un lieu de transit commercial.
-
La responsabilité du muséologue dans les musées qui ont
comme mission essentielle la préservation du patrimoine
national est triple:
-
acquérir et préserver pour le pays en question des
collections exhaustives illustrant tous les aspects
du patrimoine naturel et culturel de la nation;
-
aider au contrôle du mouvement international des objets
appartenant à ce patrimoine;
-
coopérer avec les musées étrangers et les autres institutions
scientifiques afin d'assurer une représentation correcte
de sa culture au plan international.
-
Il est impératif, pour que le musée remplisse cornplètement
ses fonctions d'éducation et d'instrument de la compréhension
internationale, que son personnel scientifique respecte
les normes éthiques les plus élevées, non seulement dans
le domaine très important des procédures d'acquisition,
mais aussi dans les autres domaines de son activité professionnelle.
Plus particulièrement, et comme un principe absolu, un
musée, une autre institution ou un collectionneur devrait
toujours agir de bonne foi et s'efforcer autant que possible
de ne pas acquérir directement ou indirectement, un objet
quelconque que l'on aurait des raisons de croire, à cause
de l'absence de documentation suffisante au pour tout
autre motif, illégalement exporté de son pays d'origine.
Suggestions pour l'application des Recommandations
-
Les objectifs et les programmes des musées devraient etre
publiés. Une telle mesure encouragera les échanges et
l'aide extérieure.
-
L'acquisition d'objets par un musée quelconque ne devrait
pas être limitée à ce qui est nécessaire pour la présentation
dans les salles publiques, mais un nombre suffisant d'objets
devrait être collecté en vue de leur conservation, des
besoins de la recherche, de l'assistance aux musées locaux
par échanges ou dépôts, et des échanges internationaux.
Par contre doit être exclue la simple accumulation d'objets
pour la seule raison de leur valeur économique.
-
Les collections rassemblées pour des échanges devraient
comprendre des objets d'un qualité suffisante pour entraîner
des contreparties de même qualité de la part des autres
musées. Les échanges ne devraient pas s'effectuer seulement
objets contre objets, mais aussi objets contre services
ou équipement.
-
La documentation rassemblée au cours d'une mission scientifique
devrait être mise à la disposition du musée compétent
dans le pays où la mission a été réalisée, à l'issue d'un
certain laps de temps fixé au préalable, pendant lequel
les droits scientifiques sont réservés à l'inventeur.
Cette même documentation sera, dans les mêmes conditions,
mise à la disposition du musée intéressé dans le pays
qui a organisé la mission.
-
Compte tenu des règles juridiques nationales et des recommendations
et conventions de l'UNESCO relatives au partage des produits
de recherches sur le terrain, on s'efforcera de respecter
au maximum l'intégrité écologique des ensembles d'objets.
Certains objets, certains collections sont parfois prêtées
à un musée ou à une institution scientifique d 'un pays
étranger, à des fins d'étude. Dans ce cas ils doivent
être retournés à l'institution à laquelle ils appartiennent
dans les délais les plus brefs.
-
Compte tenu des règles juridiques nationales et des recommandations
et conventions de l'UNESCO, le musée aui
aurait des raisons de douter du caractère licite d'une
acquisition antérieure prendra contact avec le musée ou
avec une autre organisation professionnelle dans le pays
d'origine, en vue d'examiner, dans chaque cas particulier,
les mesures qui devraient être prises pour préserver au
mieux les intérêts des deux parties.
-
Au cas où un musée se verrait offrir des objets, dont
il aurait des raisons de mettre en doute le caractère
licite, il prendra contact avec les autorités compétentes
du pays d'origine en vue de l'aider à sauvegarder le patrimoine
national de celui-ci.
-
Les dons et legs ne devraient être acceptés qu'avec une
clause prévoyant que, si un objet quelconque se révèle
avoir été exporté illicitement d'un autre pays, les autorités
du musée uront le droit de prendre les mesures mentionnées
plus haut.
-
Les musées de pays qui, par suite de circonstances politiques
ou économiques, détiennent une part importante desbiens
culturels de pays qui n'étaient pas en mesure de sauvegarder
efficacement leur patrimoine culturel, devraient rappeler
à leur autorités et à leurs collectionneurs qu'ils ont
un devoir moral de remédier à cet état de choses.
-
Les musées de tout pays qui s'engageraient à appliquer
les règles éthiques et les propositions pratiques formulées
aux paragraphe 1 à 19 ci-dessus, se réserveront mutuellement
un traitement préférentiel, pour toutes les activités
professionnelles, compatibles avec les lois en vigueur.
(1*)
Cette définition comprend notamment une grande partie des
oeuvres acquises par les musées des beaux-arts.
DECISIONS
EMANANT DE LA PROFESSION (Exemples de politique d'acquisitions
de musées)
Le
Musée de l'Université de Pennsylvanie
Philadelphie, le 1er avril 1970
L'assemblée
des conservateurs du University Museum est aujourd'hui parvenue
à la conclusion unanime qu'elle n'achèterait plus d'objets
d'art ou d'antiquités pour le Musée, à moins qu'ils soient
munis d'un pedigree, c'est à dire d'une documentation concernant
les différents propriétaires des objets, leur lieu d'origine,
la légalité de leur exportation, et autres informations
utiles dans chaque cas particulier. Cette documentation
sera rendue publique. Cette décision était recommandée par
le directeur du Musée, Froelich Rainey, ainsi que par le
président du Conseil d'administration, Howard C. Petersen.
Après
réflexion, le groupe d'archéologues et d'anthropologues
du University Museum, qui travaillent dans le monde entier,
pense que des contrôles de l'importation dans les pays importateurs
ne seront pas plus efficaces que des contrôles de l'exportation
dans les pays exportateurs. Il est probable que la seule
façon efficace de stopper cette destruction massive de sites
archéologiques serait de réglementer le commerce d'objets
d'art à l'intérieur de chaque pays, exactement comme la
plupart des pays du monde réglementent le commerce domestique
des denrées alimentaires, des produits pharmaceutiques,
etc. Le pillage des sites est naturellement le fait des
citoyens de chaque pays et le trafic illicite est dirigé
par eux et par les citoyens de nombreux pays. Ainsi la préservation
du patrimoine culturel de l'humanité dans son ensemble est,
en fait, un problème domestique pour toutes les nations.
Les
Musées de l'Université de Harvard
Cambridge, Massachusetts - le 21 juin 1971
Les
directeurs des principales collections universitaires d'art
et d'antiquités de Harvard viennent de publier des directives
qui devraient, dans l'avenir, aider à garantir l' "intégrité
des programmes d'acquisition de Harvard". Les principes
généraux en matière d'acquisitions qu'ils recommandent,
sont, en bref, les suivants;
Le
conservateur responsable d'une acquisition ou qui a la charge
d'un objet récemment acquis devrait s'assurer que l'Université
a réellement le droit de détenir l'objet en question, c'est
à dire que les circonstances de la transaction ou les informations
sur la provenance de l'objet sont telles qu'elles garantissent
le droit qu'a le vendeur ou le donateur d'en disposer à
sa guise.
Toutes
les fois qu'il envisagera une acquisition d'importance,
le conservateur devrait obtenir une certitude raisonnable
que l'objet n'a pas, dans un passé proche, été exporté illégalement
de son pays d'origine.
L'Université
ne devrait pas acquérir d'objets qui ne satisferaient pas
aux conditions ci-dessus. Si nécessaire, les mêmes conditions
devraient s'appliquer à l'acceptation des prêts.
S'il
arrivait dans l'avenir que l'Université entre en possession
d'un objet dont il pourrait être démontré qu'il a été exporté
en violation des principes ci-dessus, l'Université devrait,
si elle en a le droit, chercher à restituer l'objet au vendeur
ou au donateur et prendre les mesures nécessaires pour contribuer
au retour de l'objet dans son pays d'origine.
LÉGISLATIONS
NATIONALES (Page spécimen)
Afghanistan
Réglementation
: Code pour la protection des antiquités en Afghanistan
(1958)
Définition
: Les antiquités nationales sont définies comme étant
tous vestiges artistiques et monuments, meubles ou immeubles,
datant d'avant 1748, y compris tous les objets de valeur
historique ou préhistorique, et tous les objets naturels
modifiés par l'activité humaine avant la date ci-dessus.
Propriété
: Toutes les antiquités, connues ou inconnues, y compris
celles appartenant à des personnes privées, appartiennent
en dernier ressort à l'Etat et sont enregistrées sur un
inventaire officiel. L'Etat dispose du droit d'exproprier
toute antiquité en vue de sa conservation ou de son acquisition,
ainsi que de tous les droits de reproduction, de photographie
et de publication de toute antiquité.
Recherche
de terrain : Un permis est exigé pour toute recherche
de terrain. Les permis sont accordés seulement pour les
recherches scientifiques, à des conditions énumérées par
la loi de 1958. Toute mission étrangère de recherches doit
être accompagnée de deux représentants du Département des
Antiquités et doit accomplir sa tâche dans un certain délai,
à compter de l'attribution du permis.
Exportation
: Toute exportation d'antiquités, même temporaire, est
interdite sans autorisation préalable. Les conditions pour
l'obtention d'une autorisation sont fixées par la loi de
1958. Seules les antiquités enregistrées et appartenant
à des personnes privées peuvent être vendues ou exportées.
Le Directeur Général des antiquités peut refuser l'autorisation
d'exportation et acquérir pour l'Etat, toute antiquité,
à condition de payer à son propriétaire le prix déclaré.
Commerce
: Les commerçants en antiquités doivent avoir une autorisation
d'exercer et tenir un registre de leurs transactions et
des objets en leur possession. Le trafic d'antiquités non
enregistrées est interdit. La vente d'antiquités immeubles
ne peut s'effectuer que sous les auspices de l'Etat. L'Etat
dispose du droit de préemption sur toute antiquité qui est
proposée à la vente.
Sanctions
: Les sanctions pour infractions sont fixées par la
loi de 1958 et comprennent l'amende, l'emprisonnement et
la confiscation de tous les objets concernés.
Les
demandes d'autorisation doivent être adressées à :
Direction Générale des Musées et de la Préservation des
Antiquites en Afghanistan KABUL
Musée
Archéologique National : Da Kabul Museum; Darul-Aman,
KABUL
Il
n'existe pas actuellement d'Association des Musées ni de
Comité National de l'ICOM.
| EXPERTS
PARTICIPANTS: |
Président:
L. Cahen, Directeur, Musée Royal de l'Afrique Centrale,
Tervuren (Belgique).
Experts:
A. Baghli, Directeur des Musées Nationaux, Alger (Algérie).
T. Hoving, Director. Metropolitan Museum of Art, New
York (U.S.A.).
H. Lehmann, Sous-Directeur, Musée de l'Homme, Paris
(France).
S. Lorentz, Dyrektor, Muzeurn Narodowe, Warszawa (Pologne).
J.L. Lorenzo, Jefe, Departamento de Prehistoria Instituto
Nacional de Antropologia e Historia, Mexico (Mexique).
S. Naqvi, Superintendent, National Museum of Pakistan,
Karachi (Pakistan).
R. Nunoo, Director, Ghana National Museum & Monuments,
Accra (Ghana).
F.G. Rainey, Director, University Museum, Philadelphia
(U.S.A.).
X. de Salas, Subdirector, Museo del Prado, Madrid.
(Espagne).
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