Les 25 et 26 juin 2012 s’est tenue la Conférence internationale sur la gestion du risque dans les musées à Ankara, Turquie. Organisée par le Musée des civilisations anatoliennes (MAC) en coopération avec les Amis du Patrimoine culturel (FOCUH) et le Conseil International des Musées (ICOM), cette conférence est le fruit d’un plus vaste projet cofinancé par l’Union Européenne et la République de Turquie.
Museum of Anatolian Civilizations
2 juillet 2012 - La protection du patrimoine lors de situations d’urgence (catastrophes naturelles, conflits armés, ect.) est un véritable défi. En Turquie, les professionnels des musées sont souvent confrontés aux inondations et surtout aux tremblements de terre, mettant en péril le patrimoine culturel du pays. Le trafic illicite d’objets d’arts et de biens archéologiques constitue également une menace grandissante pour les collections et les activités des musées, qui prive de surcroît des communautés de leur patrimoine et leur histoire.
Cette conférence avait donc pour but de répondre à ces enjeux grâce à l’expertise, d’une part de professionnels du patrimoine (UNESCO, ICOM, ICOMOS, Ministère de la Culture et du Tourisme turc, etc.) mais aussi d’autres milieux concernés (Ecole Militaire d’Autriche, Armée italienne des Carabiniers, etc.). En partant du constat que la réduction et l’atténuation des risques requièrent le développement et le partage de connaissances, il était important, pour les organisateurs, de mettre en avant les bonnes pratiques du secteur ainsi que les échanges trans-sectoriels. Ainsi les différents intervenants ont pu aborder les thèmes suivants :
Afin de compléter cette conférence et d’apporter de véritables outils aux participants, l'ICOM a organisé deux jours et demi de formation, du 26 au 28 juin 2012, au Musée des civilisations anatoliennes.
Vingt professionnels de musées venus d’Ankara, d’Istanbul et de divers pays du sud-est européen ont pu bénéficier de cours autour de la sécurité dans les musées, du trafic illicite de biens culturels et de la préparation et la réponse aux situations d’urgence. Ainsi, ils ont pu acquérir les compétences de base nécessaires à la mise en place d’actions concrètes pour limiter et mieux gérer les risques auxquels doivent faire face leurs institutions.