La conférence annuelle Best in Heritage, patronnée par l’ICOM, s’est déroulée, pour la 11e année consécutive, du 27 au 29 septembre 2012, dans la ville de Dubrovnik (Croatie) inscrite sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.
© Filip Beusan
Quelque 130 participants provenant de 31 pays ont pris part à ces échanges stimulants. Vingt-trois projets réalisés dans 17 pays ont été présentés et récompensés au cours de la conférence de trois jours. Cette conférence incluait aussi le choix des lauréats du prix Kenneth Hudson / European Museum Forum, du prix de l’Union européenne pour le patrimoine culturel / du prix Europa Nostra, des prix UNESCO du patrimoine d’Asie-Pacifique pour la conservation du patrimoine culturel et d’autres distinctions de divers pays. Les représentants ont introduit leur projet et leur institution de manière à proposer un portrait pertinent des projets récompensés et des acteurs ayant contribué à leur mise en œuvre.
Julien Anfruns, Directeur général de l’ICOM, a prononcé un discours d’ouverture sur le thème « La déontologie dans le secteur du patrimoine – Comment les débats éthiques permettent à notre domaine professionnel de progresser ». Alors que les standards éthiques et les réflexions dans le domaine du patrimoine ont évolué pour répondre à de nouvelles attentes, occasions et de nouveaux obstacles, les musées et les institutions font des efforts constants « [pour actualiser…] les actions et les pratiques afin de s’adapter aux défis spécifiques d’un environnement social, politique et écologique en mutation ». Lors du débat de fermeture de la conférence, il a conclu que les présentations faites au cours des deux journées précédentes avaient partagé un socle commun, ciblant les trois rôles principaux des institutions culturelles : mettre en scène et préserver le patrimoine immatériel ; interagir avec la société ; et cultiver le sens de l’innovation et la capacité de prise de risques.
La conférence s’est achevée par un vote du public afin de récompenser la meilleure présentation, gratifiant ainsi 4 grada Dragodid pour son projet de préservation des constructions en pierres sèches de l’est de l’Adriatique.