Les Nouvelles de l’ICOM, le magazine des professionnels des musées
Le magazine des professionnels des musées, Les Nouvelles de l’ICOM, propose des reportages, des articles de fond et de réflexion, des interviews d’experts ainsi que de nombreuses informations pratiques. Lire les Nouvelles de l'ICOM
Les statuts du Conseil international des musées constituent le document fondamental de l’organisation. Le règlement intérieur de l’ICOM précise et complète les présents statuts.
Les statuts sont la clef de voûte de l’organisation et du fonctionnement de l’ICOM. Ils développent les objectifs, les missions mais aussi le mode organisationnel de la structure. Lire la suite
L’ICOM a su, au fil des années, s’adapter aux préoccupations des professionnels des musées du monde, en gardant à l’esprit sa mission principale. Plus de 60 ans après sa création, l’organisation incarne la communauté mondiale des musées.

En moins d’une année, deux rencontres ont marqué la naissance de l’ICOM. La première s’est tenue à Paris pour la création du Conseil international des musées sur l'initiative de Chauncey J. Hamlin (États-Unis d'Amérique) qui devint le premier président de l'organisation. La deuxième a eu lieu à Mexico pour la première Assemblée générale de l’organisation.
Les sept conférences qui se sont tenues de 1948 à 1965 ont vu l’ICOM se développer peu à peu. Les structures se renforcent, la représentation géographique s’accroît, mais surtout les activités prennent une consistance et une orientation de plus en plus professionnelles. Les deux dernières conférences générales (à La Haye et Amsterdam en 1962 et à New York en 1965) montrent l’ampleur des besoins et l’enthousiasme des participants.
Les préoccupations de ces années concernent trois domaines essentiels : l’éducation par les musées, les expositions et la circulation internationale des biens culturels, la conservation et la restauration des biens culturels.

À partir de 1968, les déficits financiers deviennent chroniques. L’activité, les projets et les dépenses augmentent alors que le montant des cotisations reste inchangé pendant huit ans. En parallèle, se dessinent les nouveaux contours du musée et de son rôle dans la société contemporaine. Au début des années 1970, une sérieuse remise en cause de l’institution a failli mettre la vie de l’ICOM en péril. La seule solution est d’augmenter ses propres ressources, donc ses membres et leur cotisation, ce qui permet d’en finir avec une situation injuste et dépassée. Les statuts sont révisés. Les membres actifs étaient limités alors à quinze par comité national.
Depuis la Conférence générale de Grenoble en 1971, l’idée d’accueillir des membres individuels sans distinction a fait son chemin. En 1974, la réforme est adoptée à Copenhague : les membres actifs et associés ne forment alors plus qu’une seule et même catégorie. L’esprit démocratique a prévalu, tout membre de la profession dispose du droit de vote et peut être éligible.

Il faut attendre 1977 pour voir l’ICOM déployer, avec de plus en plus de pertinence, ses activités dans les pays en voie de développement.
Une résolution, adoptée à Moscou en 1977, prévoit l’assistance aux pays en voie de développement d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine dans le domaine de la formation du personnel de musée et des restaurateurs, en tenant compte des besoins en personnels qualifiés et spécialistes de la conservation et en permettant la promotion de la création et la diffusion de matériel didactique pour l’enseignement de la conservation.
Quatre conférences décisives, en 1977, 1980, 1983 et 1986, permettent à l’ICOM de réaliser deux objectifs stratégiques :

La situation financière de l’ICOM s’assainit et le déficit se résorbe en 1994. La politique de levées de fonds ouvre des perspectives prometteuses.
La notoriété de l’ICOM et son action mondiale lui assurent une véritable représentativité, juste aboutissement et heureuse récompense d’un demi-siècle d’efforts.
À l’heure où de nombreuses organisations internationales recherchent un second souffle et sont confrontées à des problèmes financiers et structurels, l’ICOM réussit à conserver l’universalité, la souplesse et l’imagination qui lui permettent de répondre aux exigences de la profession.
Les résolutions de ces dernières assemblées générales tracent la voie d’une politique du patrimoine conforme à l’idée que le développement économique est inséparable des facteurs culturels.

À partir de 1996, l’ICOM intensifie son action relative à la lutte contre le trafic illicite des biens culturels avec la création des Listes Rouges et de la série des Cent objets disparus. La prévention des risques liés aux catastrophes naturelles ou causées par l’homme s’accélère avec le Programme d’urgence dans les musées (MEP) lancé en 2002 et la participation de l’ICOM au Comité international du Bouclier Bleu (ICBS).
L’ICOM prend ainsi un nouveau départ, toujours plus ancré dans la communauté muséale mondiale et de fait plus proche de la société civile.

Afin de définir sa nouvelle stratégie, l’ICOM crée un groupe de travail sur la réforme de l’organisation et produit un rapport intitulé Des outils pour rénover l’organisation. Manuel pratique destiné aux professionnels publié par l’ICOM, Comment gérer un musée devient un outil de référence pour la communauté muséale mondiale dans le domaine de la formation.
Les actions pour la protection du patrimoine culturel se poursuivent avec notamment la participation active de l’ICOM au Bouclier Bleu et l’administration d’Object ID désormais déléguée à l’ICOM. La protection du patrimoine culturel immatériel fait désormais partie intégrante du programme d’activités de l’ICOM. Autant d’éléments qui contribuent au rayonnement institutionnel de l’ICOM.
Dès 2004, en tenant pour la première fois une Conférence générale en Asie (Séoul, République de Corée), l’ICOM insiste pour une plus grande inclusion du continent asiatique. 2010 conforte cette ouverture à travers la présence de l’organisation à l’Exposition universelle et la tenue de la conférence générale à Shanghai.