Missions

Le Conseil international des musées est au service de la société et de son développement et s’engage à garantir la préservation, la conservation et la transmission des biens culturels.
Définir les standards d’excellence
L’ICOM définit des normes et standards utiles aux musées à la fois pour leur conception et pour la gestion et l’organisation des collections. Le Code de déontologie de l’ICOM pour les musées fait référence dans la communauté muséale mondiale et fixe les normes minimales de pratiques et de performances professionnelles pour les musées et leur personnel. Lire la suite

Résolutions adoptées par les Assemblées Générales (1946-aujourd'hui)

La Conférence générale peut soumettre des résolutions découlant de ses discussions à l'Assemblée générale.

Résolutions

Fondateurs

Chauncey Jerome Hamlin

Chauncey Jerome Hamlin (1881 - 1963)

Président de l'ICOM (1946 - 1953)

L'ICOM qui conserve depuis un demi-siècle ses initiales en langue anglaise est l'invention du Président des Trustees du musée des Sciences de Buffalo, l'Américain Chauncey J. Hamlin. Voilà comment Hamlin rappelle les circonstances de cette aventure : « Lorsqu'en 1945 je rencontrai pour la première fois Georges Salles, Directeur des musées de France, pour lui proposer la création du Conseil international des musées, j'obtins d'emblée son approbation enthousiaste. Il consentit à signer une circulaire pour convoquer les muséologues les plus éminents du monde entier à une rencontre internationale devant se tenir au Louvre, en novembre 1946. Fort de son consentement, j'ai pu alors obtenir l'appui du Directeur du British Museum de Londres ». Chauncey J. Hamlin, qui fut le fondateur et le premier Président de l'ICOM est né en 1881 à Buffalo (USA). En 1912, il fit campagne pour l'élection du Président Theodore Roosevelt. Mobilisé pendant la Première Guerre mondiale, il combattit en France à Verdun. De retour aux États-Unis, il est nommé en 1919 Vice-président de la Buffalo Society of Natural Science et en devient le Président de 1920 à 1948. L'intérêt qu'il porte aux activités muséales l'amène à être Président de l'Association américaine des Musées de 1923 à 1929. Hamlin a porté durant toute sa vie un intérêt particulier à la musique (il fut Président de la Société de musique de chambre de Buffalo et Directeur de la Société philharmonique de la ville). Détail intéressant et curieuse coïncidence avec G. H. Rivière qui sera son premier collaborateur à la direction de l'ICOM, et dont la passion pour la musique et les dons de pianiste sont bien connus. Devenu Président de l'ICOM, Hamlin consacra toute son énergie à édifier une organisation solide en mesure de développer une coopération internationale entre les différents musées du monde. Pendant toute la durée de son mandat, il effectua de nombreux déplacements à Paris. La méthode pragmatique utilisée par le Président pour assurer la reconnaissance de l'UNESCO lui permet de signer en 1947 un accord de coopération. Dès lors l'ICOM bénéficie de subventions, d'un siège avenue Kléber à Paris et d'un centre de documentation, devenu depuis le Centre de documentation UNESCO-ICOM. L'essentiel est désormais fait, l'ICOM et né.

 

Georges Salles

Georges Salles (1889 - 1966)

Second Président de l'ICOM (1953 - 1959)

À l'issue de la Conférence générale tenue en Italie en 1953, Georges Salles (France) succède à Chauncey J. Hamlin et devient le deuxième Président de l'ICOM. En fait, Georges Salles a été aux côtés d'Hamlin dès la naissance de l'Organisation. Il a fait partie du petit groupe de personnes qui, dès la fin de la Seconde Guerre mondiale, ont ressenti la nécessité de créer et de développer une coopération entre les musées du monde.

La vie de Georges Salles a été entièrement vouée à la science, aux musées et à l'humanisme. Né en 1889, il est le petit-fils du célèbre constructeur de la Tour Eiffel. Licencié en lettres et en droit, il se trouve mêlé dès sa jeunesse au monde des arts et des lettres. Collectionneur et spécialiste des civilisations de l'Orient et de l'Extrême-Orient, il fut d'abord attaché au musée du Louvre, puis en 1941 conservateur en chef du musée Guimet. Il est nommé Directeur des Musées de France de 1945 à 1957.

C'est alors qu'aux côtés d'Hamlin il devient, en 1948, Président du Comité consultatif. En 1953, il est élu Président de l'ICOM pour 3 ans, durée pendant laquelle il se fixa un double objectif : l'ICOM doit réellement servir l'institution et la profession ; l'ICOM doit veiller constamment à s'adapter à l'évolution du musée.

Ce legs spirituel a été fidèlement respecté par l'organisation depuis près d'un demi-siècle.

De plus, Georges Salles connaissait la place primordiale à donner aux contacts internationaux. C'est en relation avec les quarante-cinq pays membres de l'ICOM qu'il travaillait pour les activités de l'ICOM.

Lors de la cinquième Conférence générale de l'ICOM de Stockholm en 1959, Georges Salles est élu membre d'honneur de l'ICOM sur proposition de Chauncey J. Hamlin qui témoigne :

« Voici treize ans que Georges Salles n'a cessé de se consacrer aux intérêts de l'ICOM... Toutes nos réunions de Comité ou de Bureau qui eurent lieu à Paris, purent grâce à lui se tenir au Louvre... ». Georges Salles s'est toujours efforcé de conserver à l'ICOM son caractère hautement professionnel et sa portée internationale.