Déclarations de l'ICOM

  • Déclaration du Conseil international des musées (ICOM) et de la Fédération mondiale des amis des musées (FMAM) pour un tourisme culturel durable dans le monde entier. (2007)
  • Le trafic illicite sur Internet. Appel de l'ICOM, l'UNESCO et Interpol (2007)
  • Déclaration de la Présidente de l’ICOM sur les actions en justice actuellement intentées contre des musées pour le retour de biens culturels exportés illégalement (en particulier, l’Italie contre le musée Jean Paul Getty) (2006)

Déclarations de l'ICOM

Cooperation Internationale

L’ICOM, l’UNESCO et UNIDROIT

L’ICOM a contribué, en tant que conseiller auprès de l’UNESCO et d’UNIDROIT, à l’élaboration de deux conventions internationales fondamentales pour la protection du patrimoine culturel contre le trafic illicite : la Convention de l’UNESCO concernant les mesures à prendre pour interdire et empêcher l’importation, l’exportation et le transfert de propriété illicites de biens culturels, adoptée à Paris le 14 novembre 1970 et la Convention d’UNIDROIT sur les biens culturels volés ou illicitement exportés, adoptée à Rome le 24 juin 1995.
Les pays ayant ratifié la Convention de 1970 s’engagent à empêcher les musées situés sur leur territoire d’acquérir des biens culturels illégalement exportés ; à interdire l’importation de biens culturels ayant été volés dans un musée ou dans une institution publique ; ainsi qu’à saisir et restituer, à la demande officielle du pays d’origine, tout bien culturel ainsi volé et importé.
La Convention UNIDROIT de 1995 complète le texte de 1970, notamment dans le domaine du droit privé. L’une des clauses majeures stipule que tout possesseur d’un bien culturel volé doit le restituer. Cette règle fait donc reposer l’entière responsabilité sur les acquéreurs de par l’obligation de diligence, c’est-à-dire en vérifiant que les objets proposés à la vente sont arrivés sur le marché de façon licite.
Le cadre normatif fourni par ces deux conventions internationales pourrait s’avérer efficace, à condition que le nombre d’États les ayant ratifiées soit significatif. Or à ce jour, les États parties sont encore trop peu nombreux. Au vu des ces différents éléments, il semble que l’action doive surtout se porter sur la prévention contre le trafic illicite. C’est la raison pour laquelle l’ICOM, par l’intermédiaire de ses Comités nationaux, encourage vivement la ratification de ces deux instruments.

L’ICOM, INTERPOL et l’OMD

L’ICOM bénéficie du soutien étroit des agents de police et des douanes à travers le monde.
Le 25 janvier 2000 à Bruxelles, l’ICOM et l’Organisation mondiale des douanes (OMD) ont signé un Protocole d’accord de coopération. Le 11 avril 2000, l’ICOM a également signé un Accord officiel de coopération avec INTERPOL.
À titre d’exemple, la saisie en 2006 de plus de 600 artefacts précolombiens provenant d’Équateur, ayant été volés et en partie exportés aux États-Unis, a pu être effectuée grâce à l’étroite collaboration entre l’ICOM, INTERPOL et les polices nationales concernées.

Agences nationales

L’ICOM coopère également avec des agences nationales du maintien de l’ordre : l’Office central de lutte contre le trafic des biens culturels (OCBC) en France ; la Direction de la lutte contre la criminalité contre les biens (DJB) de la Police fédérale belge ; l’Office fédéral de la police (Fedpol) en Suisse ; les carabiniers en Italie; le Service des oeuvres d’art et antiquités de Scotland Yard au Royaume-Uni ; l’Unité des oeuvres d’art du FBI aux Etats-Unis ; ou encore le Groupe d’enquête sur les crimes contre le patrimoine culturel de la Police nationale colombienne.