Missions

Le Conseil international des musées est au service de la société et de son développement et s’engage à garantir la préservation, la conservation et la transmission des biens culturels.
Définir les standards d’excellence
L’ICOM définit des normes et standards utiles aux musées à la fois pour leur conception et pour la gestion et l’organisation des collections. Le Code de déontologie de l’ICOM pour les musées fait référence dans la communauté muséale mondiale et fixe les normes minimales de pratiques et de performances professionnelles pour les musées et leur personnel. Lire la suite

Listes rouges

Les Listes Rouges répertorient pour des zones du monde particulièrement vulnérables, les catégories d’objets archéologiques ou d’œuvres d’art en danger, afin d’empêcher leur vente et leur exportation illégale.

 

 

 

Les Listes Rouges contribuent de ce fait à la protection du patrimoine culturel des pays concernés. Elles sont élaborées en coopération avec des experts de la communauté mondiale des musées.

L’ICOM a déjà publié des Listes Rouges pour plusieurs pays et régions :

    • Liste Rouge des objets archéologiques africains, 2000
    • Liste Rouge des biens culturels latino-américains en péril, 2003
    • Liste Rouge d’urgence des antiquités iraquiennes en péril, 2003
    • Liste Rouge des antiquités afghanes en péril, 2006
    • Liste Rouge des antiquités péruviennes en péril, 2007
    • Liste Rouge des antiquités cambodgiennes en péril, 2009
    • Liste Rouge des biens culturels en péril d’Amérique centrale et du Mexique, 2009
    • Liste Rouge d’urgence des biens culturels haïtiens en péril, 2010
    • Liste Rouge des biens culturels chinois en péril, 2010
    • Liste Rouge des biens culturels colombiens en péril, 2010
    • Liste Rouge d’urgence des biens culturels égyptiens en péril, 2011
    • Liste Rouge des biens culturels dominicains en péril, 2013
    • Liste rouge d’urgence des biens culturels syriens en péril, 2013

    Red List Database

    Les success stories des Listes Rouges

    2012

    • L’Office central de lutte contre le trafic des biens culturels (OCBC) a déclaré que la Liste rouge d’urgence des antiquités irakiennes en péril a permis la récupération et la restitution de treize pièces archéologiques de la civilisation de la Mésopotamie ancienne datées de 2350 av. J.C. à 1700 av. J.C. sorties illégalement d’Irak. Les objets saisis, deux cônes et des tablettes d’argile portant des caractères cunéiformes ont été repérés et identifiés par les enquêteurs de l’OCBC sur un site d’enchères en ligne en raison de leur provenance probable d’Irak.
      Le 16 octobre 2012, les photographies de ces objets étaient exposées par un chercheur du Département des antiquités sumériennes du Centre national de la recherche scientifique (CNRS). Cela a permis de confirmer leur authenticité et leur provenance d’une zone de la basse plaine irakienne dont les sites archéologiques ont subi de nombreux pillages au cours de ces dix dernières années.
      Les objets saisis ont été restitués à l’Irak le 3 décembre 2012, lors d’une cérémonie à l’ambassade d’Irak à Paris en présence de Son Excellence l’ambassadeur d’Irak, de représentants de l’OCBC, du ministère français de la Culture et de la Communication et de l’ICOM.
    • La Suisse a restitué au gouvernement du Pérou quatre céramiques précolombiennes, des XIVe-XVe siècles qui peuvent probablement être rattachées à la culture Chancay. La cérémonie a eu lieu à Berne en présence de l’ambassadeur du Pérou en Suisse et du directeur de l’Office fédéral de la culture (OFC). L’OFC a rappelé que ces objets font fréquemment l’objet du commerce illicite. C’est la raison pour laquelle ils ont été inclus dans la Liste rouge des antiquités péruviennes en péril établie en 2007.

    2011

    • Le Musée national d’Afghanistan a reconnu que, au cours des quatre dernières années, la Liste rouges des antiquités afghanes en péril a permis la restitution de 8 000 pièces provenant du monde entier.
    • Des officiers de la police espagnole (Grupo de Patrimonio Histórico de la Guardia Civil) ont expressément demandé l’autorisation d’utiliser la Liste rouge des objets archéologiques africains pour identifier des objets africains saisis et ont demandé des conseils sur les experts de l’ICOM qui pourraient être consultés pour obtenir confirmation.
    • La Liste rouge des objets archéologiques africains a grandement contribué à l’identification de statues en terre cuite Djenné et Nok non documentées qui étaient sur le point d’être mises en vente à Bruxelles.
    • La Liste rouge des antiquités péruviennes en péril a permis d’identifier dans une vente aux enchères de Munich des objets précolombiens suspects. La délégation permanente de la République du Pérou auprès de l’UNESCO a été immédiatement alertée et les mesures appropriées ont été prises pour protéger ces objets et empêcher leur vente.
    • La Liste rouge des antiquités péruviennes en péril a aussi permis à un professionnel du patrimoine, qui a demandé à rester anonyme, d’alerter l’ICOM sur les activités d’un pillard péruvien qui vendait des objets sur l’Internet. L’organisation INTERPOL a été immédiatement prévenue et les autorités locales ont mené une enquête approfondie.
    • La Liste rouge des antiquités cambodgiennes en péril a alerté un acheteur privé sur la provenance probablement illicite de statues mises en vente à Singapour. L’acheteur a immédiatement contacté l’ICOM et des recherches sont actuellement en cours.

    2009

    • Grâce à la Liste rouge des antiquités afghanes en péril les douaniers britanniques de l’aéroport d’Heathrow ont pu intercepter et confisquer 3,4 tonnes d’objets volés entre 2007 et 2009, représentant plus de 1 500 objets. En 2009, le gouvernement britannique, en coopération avec le British Museum et avec l’aide de la Croix-Rouge et de la National Geographic Society, ont restitué les objets au Musée national de Kaboul.