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Terres cuites Nok du plateau de Bauchi, des régions de Katsina et de Sokoto (Nigeria) |
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| Têtes Nok, terre cuite | ||||
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National Commission for Museums and Monuments (Nigeria) Cliquez sur la photo pour visionner les oeuvres dans un plus grand format |
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| --Provenance | ||||
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Région du plateau de Bauchi, centre nord du Nigéria et régions de Katsina et Sokoto, nord-ouest du Nigeria |
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| --Caractéristiques | ||||
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La culture
Nok couvre une très large zone d'environ 500 km de long et 170
de large sur le plateau de Bauchi. Des statuettes en terre cuite avec
des caractéristiques communes ont été trouvées
dans plus de 20 sites différents, dont celui de Nok où a
été découverte la première tête en 1928.
Les villes de Katsina et de Sokoto se trouvent aux extrémités
nord-ouest de cette région. Il s'agit de têtes ou de figurines
entières, anthropomorphes parfois zoomorphes (serpent le plus souvent),
de tailles variées : certaines têtes sont grandeur nature
alors que d'autres figurines en pied ne font qu'une dizaine de centimètres.
Les têtes sont le plus souvent cylindriques, parfois coniques ou sphériques. Leur principale caractéristique est le traitement des yeux dont le bord inférieur est formé par un triangle ou un demi-cercle et la partie supérieure par un sourcil en arc de cercle. La pupille est souvent perforée d'un trou rond, ainsi que les oreilles et parfois les orifices des narines et dela bouche. Les représentations humaines ont des coiffures élaborées (coques, ou tressages) ou portent des bonnets. Elles sont ornées de bijoux de perles. D'autres terres cuites, provenant de la même région, sont apparues sur le marché de l'art et se sont vues attribuer, sur la base de critères purement formels, les appellations de « Sokoto » ou « Katsina », du nom des lieux où ont été signalées des découvertes de statuettes, sans que l'on puisse dire aujourd'hui qu'il s'agisse véritablement de cultures différentes.
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| --L'urgence de la situation | ||||
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L'ensemble des objets regroupés sous l'appellation « Nok » recouvre sans doute une grande diversité culturelle dans le temps et dans l'espace. Effectivement, si on voit apparaître des traces de cette culture dès le IXe siècle avant J.-C., en lien avec l'une des plus anciennes métallurgies du continent, on en trouve aussi des témoins jusqu'à la fin du premier millénaire de notre ère. Les lieux d'où proviennent les pièces conservées dans les musées du Nigeria sont bien identifiés, même si leur découverte est due aux hasards de l'exploitation des mines d'étain et des travaux de construction. Mais aujourd’hui le corpus officiel n'est plus du tout représentatif de cette culture telle qu'elle apparaît à travers les oeuvres commercialisées. En effet, les musées ne possèdent aucune des sculptures complètes. Elles sont en revanche nombreuses sur le marché de l'art mais sans que l'on connaisse leur provenance. La demande des marchés européens et américains et la spéculation faite sur ces pièces entraîne le pillage des sites archéologiques, les détruisant à tout jamais et causant une perte définitive d'information.
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- Nigerian
Prohibition Law on non-exportation of antiquities, Décrets
gouvernementaux de 1974 et de 1979 (National Commission for Museums
and Monuments Decree, N° 77 1979).
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| --Sources | ||||
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- Helen Kerri,
Director / Directeur, Museums and Monuments, National Commission for Museums
and Monuments, Nigeria. |
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Provenance
I Caractéristiques I L'urgence
de la situation I Sources
Janvier 2000 |
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