![]() |
||||
|
|
|
|
|
|
| Terres cuites Sao | ||||
| ©
Musée national du Tchad Cliquez sur la photo pour visionner les oeuvres dans un plus grand format |
||||
|
|
||||
| --Provenance | ||||
|
Sud du lac Tchad. Cette culture se répartit sur trois pays : le nord-ouest du Nigeria, l'extrême nord du Cameroun et l'ouest du Tchad.
|
||||
| --Caractéristiques | ||||
|
Ces objets semblent provenir de lieux de culte à l'intérieur des buttes qui émergent d'une plaine basse sur les abords méridionaux du lac Tchad. Des pièces zoomorphes ont été produites dès le IIe siècle avant notre ère, mais c'est surtout aux XIIe et XIIIe siècles ap. J.-C. que des sculptures anthropomorphes et zoomorphes en terre cuite ont été produites en grand nombre, mesurant entre 1,5 et 35 cm de haut. Ces statuettes étaient accompagnées de pièces en alliages cuivreux, des petites figurines humaines et surtout de nombreux bijoux, parfois ornés de petites têtes humaines ou de formes animales. Certaines des représentations humaines sont d'une très grande stylisation, tels les bustes cylindriques avec des yeux perforés dans l'argile et la bouche marquée par une incision. Ils se singularisent surtout par des appendices cornus au sommet de la tête. D'autres torses portent une simple tête ovale et plate. Un autre groupe de
sculptures, comprenant aussi bien des représentations zoomorphes
que des bustes très stylisés et des statuettes humaines
figuratives, se caractérise par des yeux formés d'une sphère
coupée d'une fente horizontale et des incisions en chevrons. Le
crâne rasé des statuettes figuratives est minuscule alors
que les lèvres et le menton sont proéminents. Les bras très
courts, elles portent des lanières croisées sur le buste
et des bijoux. D'autres sculptures sont hybrides avec un corps cylindrique
surmonté d'une tête animale. Quelques têtes isolées
ont, elles, le visage couvert
|
||||
| --L'urgence de la situation | ||||
|
La plupart des objets étaient issus de fouilles officielles et conservés au Musée national tchadien à N'Djamena, mais une partie de ses collections a été dispersée dès 1979, au cours des troubles politiques. Depuis, des pillages ont aussi eu lieu sur les sites mêmes. La Direction de la culture a réagi en établissant un programme d'urgence pour informer les populations sur la nécessité de la protection du patrimoine et pour faire construire des musées par les habitants des régions concernées.
|
||||
|
Tchad : Cameroun
: Nigeria :
|
||||
| --Sources | ||||
|
- Jean Paul
et Annie Lebeuf, 1977 : Les arts des Sao. Cameroun, Tchad, Nigeria,
Paris, Chêne. |
||||
|
Provenance
I Caractéristiques I L'urgence
de la situation I Sources
Janvier 2000 |
||||