| Cahiers
d'études / Study Series |
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ICOM's International Committee for Museum Security
(ICMS) /
Le Comité international de l'ICOM pour la sécurité
dans les musées (ICMS)
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Prévention
et plans L'urgence dans les musées, monuments historiques,
églises et bibliothèques
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Pavel
Jirasek
Ministère de la culture de la République tchèque
Département des musées et de la protection du patrimoine
mobilier
Summary
in english
Lors
de la mise au point d'un système de sécurité d'une collection,
nous devons avant tout évaluer au plus juste les menaces
qui pèsent sur celle-ci. Lorsque que nous élaborons un système
de sécurité pour une institution, le premier pas consiste
à établir clairement un plan de protection, c'est-à-dire
définir ce que l'on va protéger et pourquoi. Puis, nous
identifions les risques, nous établissons la probabilité
de leur apparition, nous évaluons leur danger à la lumière
du système de protection de l'institution concernée et nous
élaborons les mesures de protection prioritaires.
Après
avoir analyse les risques qui pèsent sur cette institution,
nous planifions le système de sécurité. La planification
pose une question fondamentale : que doit-on protéger, contre
quoi et centre qui? L'étape suivante consiste à diminuer
les risques occasionnes par des actes individuels. La question
fondamentale qui doit alors être poser est de déterminer
qu'elle sera la méthode de protection de l'institution,
qui sera différente selon les activités s'y déroulant.
On
peut prendre en exemple pour les propos de cette étude quatre
types d'institutions patrimoniales: églises, musées, monuments
historiques, bibliothèques. L'église illustre le cas d'une
institution ouverte à tous, sans exception, et dans laquelle
des services sont régulièrement tenus. Le musée représente
la cas d'une institution patrimoniale avec des heures régulières
d'ouverture, ou le public peut déambuler à son aise et voir
une exposition. Le monument historique permet d'analyser
l'exemple d'un bâtiment accueillant une exposition accessible
aux groupes accompagnes d'un guide. La bibliothèque est
une institution au sein de laquelle les visiteurs, pendant
les heures d'ouverture, peuvent circuler librement et être
en contact direct avec des biens culturels.
Les
systèmes de sécurité des institutions ci-dessus mentionnées
utilisent globalement des moyens semblables. Mais il existe
des aspects spécifiques dans la façon dont ces differentes
institutions abordent leur sécurité et dans les problèmes
varies qu'elles doivent affronter.
Il
importe maintenant d'avoir un aperçu des principes généraux
intervenants dans la conception d'un système de sécurité
et dans l'elimination des risques identifies. Nous nous
concentrerons tout particulièrement dans cette étude sur
les risques découlant d'actes illicites.
Considérations
générales intervenant dans la conception d'un système de
sécurité
Un
système de protection centre sur la répression d'actes illicites
comprend trois parties:
-
la protection des biens de l'institution;
-
la protection des visiteurs et du personnel de l'institution;
-
la protection de la réputation de l'institution.
Comment
procéder pour établir un système de sécurité tendant à éliminer
les risques menaçant les biens et les personnes? Avant tout,
il importe d'aller des mesures les plus simples (et les
moins chères) aux mesures les plus complexes, afin de définir
un système global de sécurité optimal pour l'institution
permettant d'éliminer les risques selon leur priorité, et
de franchir graduellement les étapes pour atteindre les
objectifs fixes.
Les
institutions patrimoniales occupent souvent des monuments
historiques faisant eux-mêmes l'objet de mesures de conservation,
ce qui pose des problèmes de sécurité spécifiques. Lorsque
l'ensemble du monument est protege, toute altération de
son apparence, inévitablement occasionnée lors de l'installation
du système de sécurité, devra recevoir l'approbation des
autorités compétentes chargées de la conservation des monuments
historiques. Le premier conflit d'intérêt apparaît à ce
moment, lorsque les autorités chargées de la conservation
des monuments historiques s'opposent à toute intervention
dans le bâtiment. La même opposition peut se présenter lors
de la discussion avec l'historien d'art charge du commissariat
d'une exposition.
Quelque
soit la situation, un compromis entre intérêts antagonistes
doit être trouve. La personne chargée de la sécurité au
sein de l'institution doit agir en partenaire avec les autres
instances et non en ennemi. Il est donc souhaitable que
cette personne soit présente et capable d'affirmer ses prérogatives
lors de l'élaboration de projets d'expositions ou lors de
la conception de nouveaux bâtiments.
Un
système de protection pour être opérant comprend differents
sous-systèmes (définis ci-dessous) qui sont logiquement
et fonctionnellement lies les uns aux autres.
Moyens
de protection mécaniques
Ils
comprennent des barres, barrières, serrures, vitrage anti-effraction,
murs, vitrines d'exposition, coffres-forts, chambres fortes,
etc. Ces éléments peuvent être utilises dans toutes les
institutions. Ils sont particulièrement importants dans
le cas des églises qui sont souvent désertes, en dehors
des services religieux. Dans de nombreux pays, il est devenu
courant de fermer les églises et de ne les ouvrir qu'aux
heures des services ou d'ouverture aux touristes, lorsqu'il
y a un surveillant ou un guide présent dans l'église. Cette
pratique fait cependant souvent l'objet de critiques de
la part des fidèles qui ne peuvent se rendre à l'église
en dehors des horaires prévus. On peut trouver un compromis
en protégeant l'intérieur de l'église par une barrière mécanique,
et plus particulièrement par un système de barres d'accrochage
verrouillables avec une petite entrée sur le devant.
Système
d 'organisation de la surveillance
II
comprend les consignes pour les surveillants et établit
la fréquence des tours de garde. Ce système doit être conçu
en relation étroite avec les moyens électroniques qui le
complètent mais qui ne peuvent le remplacer. Le nombre de
surveillants dépend de la taille du bâtiment et de la valeur
de l'exposition en place. Les édifices religieux sont souvent
surveilles par des bénévoles de la paroisse locale, en raison
de l'absence de fonds permettant d'engager des surveillants
professionnels.
Mesures
organisationnelles de contrôle du personnel et des visiteurs
Elles
doivent être continuellement mises à jour, afin de s'adapter
aux changements qui surviennent nécessairement dans l'exposition
et de s'assurer que les règles de sécurité destinées tant
au personnel qu'au public sont bien appliquées.
Mesures
de sécurité liées à la présentation des oeuvres
Elles
doivent être déterminées par le commissaire d'exposition
en collaboration avec la personne chargée de la sécurité.
Les objets doivent être exposes de manière à ne pas être
endommages ; le personnel et le public doivent être également
protégés. Certains objets mobiliers menacés, en particulier
les objets sacrés, sont gardés dans des réserves ou regroupés
dans des musées, en attendant la mise en place d'un système
de sécurité dans leur église d'origine. Le remplacement
des originaux par des répliques de qualité peut également
être une solution. Cependant, les répliques de qualité sont
plutôt chères, et leur prix dans certains cas est même bien
plus élevé que celui d'un bon système de protection.
Système
d'alarme contre les intrusions
Il
offre une bonne protection tant pour l'institution que pour
le bâtiment lui-même. Lors de la mise en place d'un système
d'alarme, il importe de garder à l'esprit une règle de base
: le temps mis par le voleur pour couvrir la distance (la
plus courte) qui le sépare de l'objet convoité et revenir
sur ses pas doit être plus long ou au moins égal au temps
nécessaire à la transmission du signal d'alarme, à son évaluation
et à l'action du groupe d'intervention. De façon pratique,
les moyens mécaniques doivent retarder l'intrus un certain
temps après que sa présence ait été détectée. Ce simple
élément est fondamental dans le système d'alarme contre
les intrusions. Si l'institution n'observe pas cette règle,
le système ne pourra fonctionner comme il le doit, et cela
quelque soit son coût ou son niveau de sophistication.
Nous
pouvons prendre les barreaux de fenêtres en exemple. Lorsqu'ils
existent parallèlement à un système électronique de protection
interne et externe, comprenant des détecteurs volumétriques
et des détecteurs de bris de glace ou d'ouverture de fenêtres
ou de portes, les barreaux de fenêtres ne sont plus utilisés.
Le moment critique apparaît alors dès que l'intrus a franchi
les barreaux dont le passage est devenu relativement simple
avec les technologies modernes. Les bâtiments doivent donc
être équipés tant de barreaux de fenêtres que d'un système
de détection d'intrusions, afin qu'une barrière mécanique
fasse obstacle à l'intrus après qu'il ait été détecté. Si
des impératifs concernant la conservation et l'intégrité
esthétique du bâtiment ne permettent pas d'installer des
barreaux internes, des détecteurs externes devront être
installés, tels que des câbles de pression enterrés ou des
barrières extérieures infrarouges permettant d'étendre la
zone de détection à l'extérieur du bâtiment et permettre
une détection précoce.
De
toute façon, la surveillance de l'enveloppe externe du bâtiment
est plutôt coûteuse et elle doit être associée à un système
de caméras extérieures, afin d'éliminer les risques de déclenchement
intempestif d'alarme occasionnés par des facteurs autres
que des tentatives d'effraction. Cette méthode de détection
suppose également que les abords du bâtiments soient clos
afin d'en empêcher l'accès aux personnes non autorisées
durant les horaires de garde. Ce qui n'est pas toujours
possible pour certains bâtiments, en particulier dans les
villes.
Si
nous agissons avec attention lors de la mise en place du
système de sécurité, choisissant de façon précise les caractéristiques
et l'emplacement d'équipements de haute technologie, nous
pourrons éviter deux problèmes classiques qui paralysent
le fonctionnement du système d'alarme contre les intrusions,
c'est-à-dire les fausses alarmes causées par défaillances
techniques, ou par des problèmes d'utilisation. Parallèlement
à la protection du bâtiment nous devons protéger les objets
qui y sont conservés. Les mesures de protection des objets
sont communément appliquées dans les musées, par contre
elles sont plutôt rares dans les églises et les châteaux.
Ces mesures de protection associent système d'alarme contre
les intrusions avec des moyens de protection mécaniques,
telles que des vitrines à verre renforcé. La protection
des objets dans les bibliothèques est beaucoup plus compliquée.
Certaines bibliothèques utilisent le système classique des
pastilles magnétiques qui déclenchent l'alarme lors de la
sortie de la zone contrôlée.
Les
caractéristiques des composants individuels du système d'alarme
contre les intrusions sont de la plus grande importance.
Il existe des conditions spécifiques selon les usages. Par
exemple, dans des églises, nous devons prendre en considération
les conditions de température auxquelles les équipements
seront soumis, ainsi que leurs caractéristiques et leur
pertinence. Pour simplifier, afin de protéger une institution,
il est préférable d'utiliser un détecteur opérationnel aux
différents stades de la détection.
Système
d'alarme incendie
C'est
le plus important de tous les autres sous-ensembles mentionnés,
car en cas d'incendie, la destruction des objets est irrémédiable
et tant les visiteurs que le personnel sont exposés à ce
risque majeur. Il importe d'installer le système d'alarme
incendie avec le système d'alarme contre les intrusions,
afin de pouvoir utiliser les mêmes pas- sages de câbles.
Cette solution permet de diminuer les coûts. Le système
d'alarme incendie peut être complété avec un système d'extinction
automatique. Cependant, dans les monuments historiques,
ce type d'installation doit être envisagé avec précaution.
Il peut en effet davantage altérer l'apparence intérieure
du bâtiment que le système d'alarme contre les intrusions.
A nouveau, on peut trouver un compromis : les extincteurs
peuvent être installés individuellement à des emplacements
stratégiques. Le produit d'extinction doit également être
choisi avec prudence. Si possible, le mieux est de s'en
tenir aux moyens classiques. L'eau pulvérisée est le moyen
d'extinction le plus courant, consommant peu d'eau et causant
des dommages minimes lors de son utilisation. Des précautions
doivent être prises, comme dans le cas du système d'alarme
contre les intrusions, afin de pré- venir la dégradation
du système entraînée par de fausses alarmes. Ce système
peut être installé dans tout type d'institution. Il peut
y avoir une liaison informatique le reliant aux autres systèmes
de sécurité, mais il doit également pouvoir fonctionner
indépendamment des autres. Vu la nature des objets qui y
sont conservés, ce système est particulièrement important
dans les bibliothèques qui concentrent la plus grande quantité
de matériels inflammables. Dans les expositions muséales
il faut éviter de combiner le détecteur et le système d'éclairage.
Si la lumière n'est pas parfaitement filtrée et si les ouvres
ne sont pas à proximité du foyer de l'incendie, l'alarme
peut ne pas se déclencher. Ce système doit être progressivement
installé dans tous les bâtiments ouverts au public. Il faut
veiller à éviter le déclenchement de fausses alarmes, et
tout particulièrement lorsque le système d'alarme incendie
est directement relié à une brigade de sapeurs pompiers.
Système
de contrôle d'accès
II
peut être présent dans toute institution. Il joue un rôle
très important pour contrôler les allées et venues du personnel
; c'est donc un des éléments majeurs de l'organisation interne
du bâtiment. Si le système est informatisé et relié à un
poste de sécurité, la probabilité des vols commis par le
personnel est réduite de manière significative. Ce système
peut fonctionner indépendamment des autres systèmes ou être
relié au système d'alarme incendie et au système d'alarme
contre les intrusions.
Système
de vidéo-surveillance
II
peut compléter efficacement les autres systèmes de détection
précédemment décrits, le système d'alarmes contre les intrusions
et le système d'alarme incendie. Il est utilisé pour protéger
tant les objets que le public ou le personnel de l'institution.
Il sert notamment à surveiller les alarmes et les actes
illicites. La pratique actuelle tend à délaisser les installations
comprenant un grand nombre d'écrans passifs, au profit d'un
nouveau type où l'écran réagit en cas de vidéo-surveillance
active. Dans ce cas, l'alarme est transmise au personnel
du poste central de contrôle par un signal sonore et l'écran
d'alarme est activé. Pour utiliser pleinement le système
de vidéo-surveillance, il est nécessaire de disposer d'un
poste central de sécurité. Comme il existe très rarement
des postes de sécurité dans les églises, ce système est
très peu utilisé dans ces bâtiments. Dans le cas d'un monument
historique, il est souhaitable de placer les caméras aux
emplacements stratégiques, là ou les visiteurs doivent passer.
La probabilité de survenance des vols est réduite lorsque
les visites sont guidées. Une plus large application est
possible dans les musées et les bibliothèques. Dans le cas
d'une exposition muséale, ce système renforce la protection
des objets, tandis que dans les bibliothèques, il est utilisé
comme élément de levée de doute en cas de vol. Le système
de vidéo- surveillance est indispensable pour éliminer les
fausses alarmes déclenchées à l'extérieur du périmètre du
système de détection d'intrusion. L'effet dissuasif de ces
équipements est également à prendre en compte.
Moyens
de communication interne et de transmission de l'alerte
Ils
sont au service des surveillants à l'intérieur d'une exposition.
Il peut s'agir de boutons d'alerte portatifs à radio transmission,
de boutons câblés, ou de postes téléphoniques. Le degré
d'urgence doit être évalué afin d'établir s'il s'agit d'une
situation exceptionnelle qui ne menace pas la vie du gardien
ou si au contraire le gardien est directement attaqué. Les
systèmes modernes permettent une identification précise
de l'endroit d'où le signal provient et si le signal est
transmis par un système câblé ou à transmission radio. Ce
système est rarement utilisé dans les églises ou les bibliothèques,
et lorsqu'il est utilisé il est le plus souvent installé
sous la forme de boutons câblés. Ce système est plus couramment
utilisé dans les expositions de musées ou de monuments historiques,
où des téléphones sans fil ou émetteurs récepteurs sont
utilisés par les gardiens à l'intérieur de l'exposition
et des transmissions sonores pour l'intervention des unités.
Moyens
de mesure et de régulation de l'environnement (température,
hygrométrie, intensité lumineuse, radiations ultraviolettes)
Ils
sont nécessaires dans les différents types d'institutions
culturelles. Malheureusement ces systèmes ne sont pas autant
utilisés qu'ils devraient l'être. Ils permettent de connaître
les effets à long terme des données mentionnées mais en
aucun cas de prévenir les dommages. Récemment des systèmes
de gestion informatisés ont été développés. Ils s'appuient
sur des principes de transmission des informations semblables
à ceux des systèmes d'alarme contre les intrusions ou d'alarme
incendie.
Systèmes
de mesure de niveau technique (présence d'eau, gaz, empoussièrement)
Ils
permettent d'identifier l'imminence d'un danger et de prendre
les mesures nécessaires. Ils font partie du système informatique
de protection d'une institution. Ils jouent un rôle important
dans toutes les institutions et plus spécifiquement celles
où une catastrophe peut provenir du dépassement du seuil
d'alarme technique.
Système
de commande des éclairages intérieurs et extérieurs
II
s'agit d'une mesure préventive importante dans toutes les
institutions et plus particulièrement celles qui sont situées
dans des zones isolées. Ce système peut être relié au système
d'alarme.
Système
de protection contre la foudre et les surtensions
II
sert à protéger les équipements électriques basse-tension
et à courant faible. Il protège l'alimentation du système
à la fois depuis le réseau électrique, les tableaux divisionnaires
et peut également protéger les réseaux informatiques. Une
bonne protection contre les hausses de tension comprend
: fusibles et parasurtenseurs. Seul un système comprenant
les éléments mention- nés ci-dessus peut être capable d'éliminer
les surtension. Des expériences menées ces dernières années,
notamment dans des églises, ont montré que l'installation
d'un tel équipement est très importante pour protéger les
centrales d'alarme, et également pour des raisons économiques.
Il y a eu plusieurs cas en République tchèque, où des équipements
coûteux furent totalement détruits pendant des orages, les
dégâts s'élevant à plusieurs dizaines de milliers de dollars.
Le seul coût de protection du système d'alarme est de l'ordre
de 5 à 10 du prix du système lui-même.
Poste
central de sécurité
Il collecte toutes les informations transmises par les différents
écrans. Il y a une surveillance 24 heures sur 24. Le poste
a son propre mode de fonctionnement et n'est pas accessible
au personnel de l'institution. Il est situé dans un endroit
protégé. Les postes de sécurité sont rares dans les églises,
ils sont plus courants dans les autres institutions.
Système
de transmission des alarmes depuis le poste central de sécurité
aux forces d'interventions extérieures
La
transmission d'alarme fait partie de tout système de protection
d'une institution. Le système de transmission de l'information
aux unités de secours (aujourd'hui par transmission automatique)
peut fonctionner indépendamment du poste de sécurité intérieur,
et peut - si l'institution ne possède pas de poste de contrôle,
notamment les églises - être directement relié au système
d'alarme. De récentes expériences on montré qu'il est préférable
de choisir plusieurs moyens de transmission différents.
Auparavant, la transmission s'effectuait par lignes téléphoniques
et était donc facilement sabotable. Aujourd'hui, des équipements
plus sophistiqués utilisent conjointement ligne téléphonique
et autres moyens (radio, satellites...)
Système
de documentation textuelle et visuelle sur les biens culturels,
enregistrement et numéro d'inventaire
Une
documentation complète sur les objets est essentielle en
cas de disparition. La police doit savoir ce qu'elle doit
rechercher. Pour mener les recherches, une simple description
de l'objet n'est pas suffisante, une photo est également
indispensable. Si la police utilise une méthode précise
de description dans ses méthodes d'investigation, il importe
d'y adhérer. Si aucun système n'est établi, il est conseillé
de fournir une photo et une description de l'objet, avec
ses principales caractéristiques: taille, poids, matériaux,
technique, couleur, emplacement, nom de l'auteur ou de l'artiste
s'il est connu. Si la nature de l'objet le permet, il est
utile d'y apposer une marque invisible. La documentation
sur les objets conservés dans les églises est très rapidement
constituée et pour un coût modique lorsque l'on utilise
une caméra vidéo pour en- registrer les objets et les ouvres.
Les images obtenues sont souvent de grande valeur et de
bonne définition et on peut alors demander à un spécialiste
d'enregistrer un commentaire sur chaque objet. Si nécessaire,
on peut transférer l'image vidéo sur une base de données
informatique. La caméra vidéo peut également être utilisée
dans les autres institutions, mais si le temps et la situation
le permettent, il reste préférable de prendre des photos
de qualité de chaque objet, elles pourront également être
utilisées à d'autres fins documentaires.
Plans
d'urgence pour les situations exceptionnelles
Un
plan de sécurité spécifique doit être élaboré pour faire
face aux différentes situations extraordinaires qui peuvent
survenir. Il doit prévoir des sorties de secours en cas
d'évacuation de l'institution, la coordination avec les
unités de secours, la répartition des pouvoirs et des responsabilités
au sein du personnel. On rencontre souvent un conflit d'intérêt
entre les différentes parties, notamment lors d'un cambriolage,
où la priorité de la police est d'arrêter le cambrioleur,
alors que celle des pompiers est d'éteindre le feu le plus
vite possible. La priorité de l'institution est au contraire
de sauver ses objets. Il est donc préférable d'envisager
le plan de sécurité par concertation préalable avec les
responsables des forces de police et des sapeurs pompiers,
et de définir le rôle que chacun devra jouer en cas d'intervention,
afin de satisfaire les priorités et les intérêts de tous.
Tous
les équipements et considérations générales que nous venons
d'étudier peuvent réduire de façon significative les risques
de perte ou de destruction qui pèsent sur les institutions.
Les institutions ne disposent le plus souvent que de moyens
limités, et les instances culturelles de chaque pays doivent
mettre en place des dispositifs de sécurité plus complets,
notamment en matière de législation : lois interdisant l'exportation
illégale des biens culturels, coopération entre le ministère
de la Culture et la police en ce qui concerne l'échange
d'informations, et élaboration d'un système intégré de protection
du patrimoine culturel, coopération au niveau international.
Et enfin, l'Etat et la Justice doivent également remplir
leur fonction exécutive. Malheureusement, ils manquent souvent
à leur fonction, en ne s'impliquant pas suffisamment dans
cette lutte pour la protection du patrimoine.
An
individual risk and security analysis should be made for
every object that has to be protected, so as to then proceed
to the planning of security based on the fundamental question:
what is to be protected against what? The four cultural
institutions mentioned above (museums, castles, churches
and libraries) have, on the one hand, the same problems
and risks, but on the other, different solutions. Yet there
are general rules governing the design of a security system
that is required to protect the property, visitors, staff,
and the good name of the institution. Even when starting
security planning, you should know the optimum security
systems you have to install and to plan. They may be ones
which, because of a lack of money or staff you reach step
by step. Then you have to link security with authorities
like those in landmark conservation, or art historians,
so that you have the possibility of involving them in your
security planning.
- Mechanical
barriers
- System
of organization of guards
-
Organizational measures regarding the conduct of staff
and visitors
-
Organizational measures incorporated in the scenario of
the exhibition or interior
-
Intruder Detection System (IDS)
-
Fire Alarm System (FAS)
-
Access Control System (ACS)
-
Closed-Circuit Television (CCTV)
-
System for internal communication and emergency reporting.
-
System for measuring and regulating critical physical
quantities (temperature, humidity, intensity of light
and UV radiation)
-
System for measuring technical quantities (water, gas,
dustfall)
-
System for internal and external lighting
-
System for protecting against excess voltage caused by
atmospheric forces
-
Internal monitoring centre (control centre)
-
System for transmitting alarm data from the monitoring
centre to the relevant intervention forces
-
System for textual and visual documentation of cultural
objects, their registration and entry in the inventory
-
System for solving extraordinary situations (emergency
plans).
©
ICOM/ICMS 1997
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