Appel à contributions Museum International :
L’intelligence artificielle dans les musées : Vol. 79, n° 315-316
L’ICOM prépare un numéro de Museum International sur le thème de « L’intelligence artificielle dans les musées » (Vol. 79, n° 315-316). Tous les résumés d’articles que nous recevrons seront évalués anonymement, et les articles sélectionnés suivront un processus de relecture anonyme par des pairs. Le numéro devrait être publié en décembre 2027, en collaboration avec Taylor&Francis/Routledge.
Date limite d’envoi : 9 novembre 2026
L’intelligence artificielle (IA) impacte de plus en plus le fonctionnement des musées, que ce soit dans le cadre de la conservation, de l’interprétation ou de la diffusion de notre patrimoine culturel. Du catalogage automatisé, aux modèles d’apprentissage automatique pour la gestion des collections, en passant par l’intégration des métadonnées des collections entre les institutions de conservation à l’échelle nationale et continentale, à la conception d’expositions et aux interfaces conversationnelles pour l’accueil des visiteurs, l’IA offre de nouvelles opportunités pour la gestion des musées, tout en posant de profonds défis éthiques, sociaux et professionnels.
Les musées sont depuis longtemps considérés comme des institutions faisant autorité en matière culturelle et jouissant de la confiance du public ; ils jouent le rôle de gardiens du patrimoine culturel et façonnent la manière dont les sociétés comprennent, interprètent et conservent la mémoire du passé. À mesure que les technologies d’IA s’intègrent de plus en plus dans les pratiques muséales, des questions fondamentales se posent quant à la pérennité de cette autorité et de la confiance du public. La nature de l’expertise des musées évolue, et des interrogations surgissent concernant les biais de représentation, la propriété intellectuelle, l’exactitude historique, l’accessibilité, la durabilité et les futurs rôles des professionnels de musée. L’IA suscite également de nouvelles réflexions sur les relations entre la créativité humaine et les technologies, l’éthique du patrimoine numérique, ainsi que les rôles et responsabilités des musées à l’ère des technologies numériques en rapide évolution.
Parallèlement, l’adoption rapide de l’IA confirme la nécessité de la mise en place de cadres de gouvernance et de réglementation, conformes à la Recommandation de l’UNESCO sur l’éthique de l’intelligence artificielle (2021) et à la loi sur l’IA de l’Union européenne. Elle met également en évidence l’importance croissante des politiques institutionnelles en matière d’IA et des mécanismes de gouvernance au sein du secteur muséal.
Cet appel à contributions invite les chercheurs, les professionnels des musées, les spécialistes en technologies, les artistes et autres professionnels du secteur à explorer les applications de l’intelligence artificielle dans les musées. Nous encourageons les contributions interdisciplinaires qui examinent de manière critique les opportunités et les limites de l’utilisation et de l’application de l’intelligence artificielle au sein des musées et des institutions culturelles.
Nous encourageons toute contribution qui aborde les sujets suivants (cette liste n’est pas exhaustive) :
- L’IA dans le catalogage, la documentation, le travail autour de la provenance des collections
- L’utilisation de l’IA pour créer des bases de données de collections à grande échelle et accessibles au public, regroupant les informations de différentes institutions
- L’IA générative dans la conception et l’interprétation des expositions
- L’IA et la pédagogie muséale
- L’IA et les chatbots, les guides visiteurs et les interfaces conversationnelles
- L’expérience visiteur assistée par l’IA et l’engagement numérique
- La conservation numérique et la gestion sur le long terme
- Biais algorithmiques, représentation et décolonisation des collections numériques
- Droit d’auteur, propriété intellectuelle et provenance des contenus générés par l’IA
- Durabilité environnementale et coûts informatiques de l’IA
- Savoirs autochtones, communautaires et sacrés dans les systèmes d’IA
- Approches participatives de la conception de l’IA
- Collaborations entre l’humain et l’IA dans la pratique curatoriale ou les œuvres artistiques
- Éthique, transparence et responsabilité dans l’IA muséale
- IA et sciences de la conservation
- Perspectives critiques des études muséales sur l’IA
- Les musées en tant que partenaires de la recherche et de l’innovation en matière d’IA
- IA, accessibilité, inclusion et traduction multilingue
- L’IA dans la gestion, la gouvernance et le fonctionnement des musées
- Études de cas sur la mise en œuvre de l’IA dans les musées et les institutions culturelles
Processus de sélection
Les résumés d’articles, d’environ 300 mots et rédigés en anglais, en français ou en espagnol, doivent être envoyés à publications@icom.museum dans un document Word (.doc). (si vous ne recevez pas de confirmation de réception dans un délai de 2 semaines, il est possible que votre e-mail ne nous soit pas parvenu – n’hésitez pas à nous écrire à nouveau).
Les contributions ne sont pas rémunérées.
Merci d’inclure les informations suivantes dans votre résumé :
- Titre de l’article
- Noms de l’auteur (ou des auteurs)
- Expérience professionnelle
La date limite d’envoi est fixée au 9 novembre 2026.
Les résumés d’articles seront examinés anonymement par le Comité Éditorial.
Museum International est publié en anglais. Toutefois, nous acceptons également des résumés d’articles dans les deux autres langues officielles de l’ICOM (le français et l’espagnol). Si votre résumé est accepté, nous vous enverrons les directives à suivre pour la rédaction de votre article complet. Vous disposerez alors d’approximativement deux mois pour le rédiger et nous l’envoyer. Il vous est possible de rédiger votre texte complet dans l’une des trois langues officielles de l’ICOM, à savoir l’anglais, le français, ou l’espagnol.
Structure attendue d’un résumé d’article
Un résumé d’article, d’une longueur d’environ 300 mots (sans compter la bibliographie sélective), doit donner, de manière succincte, l’essence du propos, et doit pouvoir être lu comme un texte à part entière. Il ne doit pas contenir d’images ni de notes de bas de page et doit être envoyé dans un fichier Word.
Il doit comprendre les sections suivantes :
- Introduction : une ou deux phrases qui décrivent le sujet dans son ensemble, y compris le contexte de l’étude présentée.
- Une problématique, ou les principaux axes de réflexion qui articulent les différents aspects critiques ou thématiques envisagés dans le texte. Il convient également d’identifier tous les aspects non étudiés précédemment par la recherche.
- L’originalité de la démarche adoptée par l’auteur doit être mise en lumière.
- La description de la méthode adoptée doit décrire l’approche choisie pour les études de cas, les entretiens, etc. (entre autres exemples).
- Une conclusion qui souligne l’impact de cette recherche, et qui expose les raisons pour lesquelles les résultats de la recherche sont importants.
- Une bibliographie sélective, citant uniquement les sources principales qui seront citées dans l’article.
- Des mots clés (5 maximum).