Les musées n'ont pas de frontières,
ils ont un réseau

Object ID

Object ID

Object Identification (Object ID) est une norme de documentation internationalement reconnue, conçue pour identifier et enregistrer les biens culturels.

 

Cette norme établit une procédure normalisée pour documenter et décrire les collections d’objets archéologiques, culturels et artistiques. En facilitant l’identification de ces objets, une description standardisée peut aider à leur récupération en cas de perte ou de vol.

Object ID a été conçue en collaboration avec les musées, les forces de police, les services des douanes, le marché de l’art, le secteur des assurances, et les experts en objets d’art. Elle permet d’aider à lutter contre le vol d’objets d’art en encourageant son utilisation et en rassemblant les organisations du monde entier susceptibles de la mettre en application.

A propos d’Object ID

En cas de vol, les informations collectées et enregistrées à l’aide de la norme Object ID peuvent facilement alimenter les bases de données d’objets volés, par exemple, la base de données d’INTERPOL sur les œuvres d’art volées. Créée dans le but d’être un outil pratique facilitant la récupération d’objets culturels volés, Object ID est désormais reconnue à l’échelle mondiale en tant que dispositif nécessaire et efficace lors de l’inventaire d’une collection.

La norme Object ID définit neuf catégories d’informations ainsi que quatre étapes pour mener à bien la procédure. Les catégories sont les suivantes :

  • type d’objet
  • matières et techniques
  • mesures
  • inscriptions et marques
  • signes particuliers
  • titre
  • sujet
  • date ou époque
  • fabricant

Les quatre étapes se divisent comme suit :

  • photographier l’objet
  • informer les catégories susmentionnées
  • rédiger une courte description contenant des informations supplémentaires
  • conserver la documentation constituée dans un endroit sécurisé

De nouvelles initiatives de traduction sont constamment encouragées et entreprises. Actuellement, Object ID est disponible en allemandanglais, arabe, chinoiscoréen, espagnol, françaishongrois, italien, néerlandaisnorvégienpolonais, portugaisrusse, sloveniantchèque and ukrainien.

Son utilité

Le trafic illicite des biens culturels est maintenant largement reconnu comme étant l’un des plus répandus en matière de crime international. Les sommes provenant des vols, de la contrefaçon, des demandes de rançons et des opérations de cambriolages organisés permettent souvent de financer d’autres activités criminelles et terroristes, les objets eux-mêmes servant à la fois de monnaie d’échange entre criminels et de moyens de blanchiment d’argent.

Les services chargés de l’application de la loi reconnaissent depuis longtemps l’importance d’une documentation de qualité dans la lutte contre le vol d’objets d’art. En effet, la documentation s’avère cruciale lorsqu’il s’agit de protéger les objets culturels, car les officiers de police et les services douaniers peuvent rarement retrouver et retourner à leurs propriétaires des objets qui n’ont été ni photographiés ni décrits de façon adéquate. Les forces de police et les services douaniers placent sous la garde des musées et ministères de la culture un grand nombre d’objets découverts lors d’opérations, mais qui ne peuvent être rendus à leurs propriétaires parce qu’il n’existe aucune documentation permettant d’identifier les victimes.

Ses utilisateurs

La norme se développe et reçoit un soutien sans cesse croissant dans le monde entier. La majorité des autorités douanières des États membres de l’Union européenne utilisent la norme, et la liste de contrôle de la norme Object ID a déjà été traduite en 17 langues.

Voici une liste non-exhaustive de participants qui promeuvent et utilisent la norme Object ID :

Contexte historique

En 1993, le Getty Information Institute mit en œuvre un projet de collaboration en vue de développer une norme internationale de documentation permettant l’identification des objets culturels. Cette nouvelle norme fut conçue en collaboration avec les forces de police, les services des douanes, les musées, le marché de l’art, les experts, et le secteur des assurances.

Les éléments qui composent la norme furent identifiés par une combinaison de recherches de fond, d’entretiens et, le plus important, par une enquête menée dans le monde entier, sous la forme d’un questionnaire. Au total, plus de 1000 réponses affluèrent de la part d’organisations de 84 pays. Les conclusions de cette enquête-publiées dans Protecting Cultural Objects in the Global Information Society: The Making Of Object ID démontrèrent qu’un grand nombre de ces organisations étaient en accord sur le type d’informations qui sont nécessaires pour décrire de façon efficace des objets, dans le but de les identifier. La liste de contrôle de la norme Object ID est l’aboutissement de ce travail.

La norme Object ID a été lancée en 1997. Son utilisation est encouragée par les services chargés de l’application de la loi tels que le FBI, Scotland Yard ou encore INTERPOL ; par des organisations comme l’OMD, l’UNESCO, et par des musées, des organisations liées au patrimoine culturel, des organisations liées au marché de l’art, et des compagnies d’assurance. Ayant établi la norme descriptive, le projet de l’Objet ID lutte aujourd’hui contre l’appropriation illégale des objets d’art favorisant la diffusion de la documentation sur les biens culturels et en rapprochant les organisations à travers le monde qui peuvent encourager son application.

De 1999 à 2004, le projet ‘Object ID était hébergé par le Council for the Prevention of Art Theft (CoPAT) au Royaume-Uni. En Octobre 2004, le Conseil international des musées (ICOM) a signé un accord avec le J. Paul Getty Trust pour promouvoir, partout dans le monde et de façon non exclusive, la norme Object ID du Getty. L’ICOM détient désormais les droits de licence pour promouvoir l’utilisation de cette norme auprès des professionnels des musées et, à cette fin, organise des ateliers sur sa mise en œuvre, en collaboration avec l’UNESCO, l’OMD et INTERPOL.

Plus d’informations

Fanizzo, Kelly Yasaitis, (2005) ‘Object ID: A Model of Global Collaboration’ in Journal of Museum Management and Curatorship, Vol. 20, No. 21

Thornes, Robin with Dorrell, Peter and Lie, Henry (1999) Introduction to Object ID: Guidelines for Making Records that Describe Art, Antiques and Antiquities Getty Information Institute

Thornes, Robin (1997) Protecting Cultural Objects in the Global Information Society: the Making of Object ID Getty Information Institute

Thornes, Robin (1995) Protecting Cultural Objects: A Preliminary Survey Getty Art History Information Program

Thornes, Robin and Bold, John (eds) (1998) La Documentation du patrimoine culturel Getty Information Institute

UNESCO (2006) Mesures juridiques et pratiques contre le trafic illicite des biens culturels – Manuel de l’UNESCO  Section des normes internationales, Division du patrimoine culturel, Paris

Pour plus d’informations sur les normes de documentation des objets culturels, autres que Object ID, visitez le site Web de l’ICOM pour CIDOC – le Comité International pour la Documentation de l’ICOM.

Contact

Pour en savoir plus sur Object ID, contactez:

ICOM: Conseil international des musées, 15 rue Lasson, 75012 Paris France Tel: +33 1 47 34 05 00

Courriel:  illicit-taffic@icom.museum

MENTIONS LEGALES / MARQUE DE COMMERCE / COPYRIGHT

*Object ID ™ est une marque déposée du J. Paul Getty Trust. Son utilisation est interdite sans la permission de: ICOM : Conseil international des musées, 15 rue Lasson, 75012 Paris, France © The J. Paul Getty Trust, 1999. Tous droits réservés.

  • Partenaires

    En tant que représentant des musées et de leurs professionnels, l’ICOM collabore avec des partenaires de renommée mondiale afin d’atteindre des objectifs communs.