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février 19, 2026

ICOM Voices Musées et inclusion : réflexions sur les défis à relever en matière d’accessibilité cognitive

 

Cet article a été publié en espagnol dans le numéro 11 (2024) de la revue Chaski, éditée par ICOM LAC (Alliance régionale de l’ICOM pour les pays d’Amérique latine et des Caraïbes). Il a été traduit par des traducteurs professionnels en français et en anglais pour sa publication dans la série d’articles ICOM Voices. Depuis novembre 2025, un nouveau numéro est en ligne : le numéro 12, qui a pour sujet l’histoire des comités nationaux d’Amérique latine et des Caraïbes.

Natalia Miralles est diplômée en Arts plastiques de l’Université du Chili, professeure en Arts visuels à l’Université catholique du Chili, docteure en Éducation artistique de l’Université Complutense de Madrid et diplômée en Éducation inclusive et Handicap du CEDETI UC (Centro de Desarrollo de Tecnologías de Inclusión). Depuis 2006, elle est éducatrice et chercheuse dans le secteur de l’éducation artistique non formelle ; ses domaines de recherche comprennent l’éducation artistique dans les musées et l’inclusion des personnes handicapées dans le secteur de la culture et des arts. Actuellement, elle travaille au sein du département d’Art de l’Université Alberto Hurtado et dirige l’espace @arteautista.

Premières avancées en vue d’une feuille de route

Depuis quelques années, les musées ont à cœur d’être des espaces accueillants pour toutes et tous. L’inclusion se présente souvent comme un défi à relever et un axe prioritaire à développer.

Ainsi, il est important de définir ce que nous entendons par « inclusion » dans les musées et de déterminer comment cette question peut être abordée, non seulement sur un plan général mais aussi en étudiant les besoins spécifiques des groupes que l’on veut inclure.

Selon les termes de l’UNESCO, « l’inclusion s’intéresse à la présence, à la participation et aux acquis » de toutes les personnes, en particulier celles qui sont « susceptibles d’être exposé[e]s à un risque de marginalisation, [ou] d’exclusion » (UNESCO, 2005[1]). Il est important que chaque musée engage des démarches afin d’identifier les groupes menacés d’exclusion et d’élaborer des stratégies pour progresser dans cette voie. Les musées qui ont travaillé en ce sens constatent que l’un des groupes qui est toujours menacé d’exclusion est celui des personnes handicapées. Dans ce texte, nous nous référerons plus particulièrement à ce groupe et aux défis qu’il doit affronter pour exercer son droit à accéder aux musées et au patrimoine.

Les personnes handicapées font face à différents obstacles qui, fréquemment, ne leur permettent pas d’exercer leurs droits et les affectent dans différents domaines. Leurs difficultés d’accès à la santé et à l’éducation sont les plus étudiées, mais l’accès au patrimoine est également concerné. La plupart des musées et des institutions culturelles ne sont pas inclusifs et n’ont pas pour priorité de le devenir. L’accès physique n’est qu’un des aspects qui entrent en jeu ; c’est tout un changement de paradigme qu’il faut mettre en œuvre, comme le préconisent Espinosa et Bonmatí :

« Souvent, la volonté de créer des équipements accessibles se limite à suivre les contraintes de la loi ou de l’homologation, mais la véritable accessibilité va bien au-delà ; il s’agit de se mettre à la place de l’autre, de concevoir l’ensemble du musée en pensant à toutes les personnes et de ne pas créer des barrières inexistantes lors de la conception, que ce soit le comptoir de l’entrée ou les vitrines, les parcours, les bureaux, la boutique ou la bibliothèque » (2013, p. 20). [traduit de l’espagnol]

L’année 2006 a marqué un tournant dans la reconnaissance de cette situation d’injustice et d’inégalité. Les Nations unies ont approuvé le texte de la Convention relative aux droits des personnes handicapées[2], et à partir de 2007, celui-ci a pu être signé par les États souhaitant la ratifier. La Convention compte actuellement 190 États Parties, et guide les différentes politiques publiques en relation avec le handicap.

Au long de ses 50 articles, la Convention aborde plusieurs sujets d’intérêt pour les personnes handicapées. C’est un document qui détaille les actions et les mesures destinées à garantir l’exercice de leurs droits au même titre que les autres personnes.

Concernant l’accès à la culture, la Convention comprend un article spécifique, le n°30, Participation à la vie culturelle et récréative, aux loisirs et aux sports, qui souligne l’importance de l’accessibilité :

« Les États Parties reconnaissent le droit des personnes handicapées de participer à la vie culturelle, sur la base de l’égalité avec les autres, et prennent toutes mesures appropriées pour faire en sorte qu’elles :

  1. a) aient accès aux produits culturels dans des formats accessibles ;
  2. b) aient accès aux émissions de télévision, aux films, aux pièces de théâtre et autres activités culturelles dans des formats accessibles ;
  3. c) aient accès aux lieux d’activités culturelles tels que les théâtres, les musées, les cinémas, les bibliothèques et les services touristiques, et, dans la mesure du possible, aux monuments et sites importants pour la culture nationale. » (2007)

L’année même où plusieurs pays d’Amérique latine ont commencé à ratifier la Convention relative aux droits des personnes handicapées, un autre document de grande importance pour le secteur muséal a été publié : la Déclaration du Salvador − adoptée lors de la première Réunion ibéro-américaine des musées, qui a eu lieu en 2007 à Salvador de Bahía (Brésil). Cette déclaration a ouvert la voie à une coopération internationale visant à repenser les musées et à ce qu’ils soient reconnus comme des acteurs de changement et de développement. Bien que ce document ne fasse pas spécifiquement référence à l’importance d’inclure les personnes handicapées dans l’offre éducative et culturelle des musées, il souligne l’importance de la diversité :

« L’univers des musées ibéro-américains est en pleine expansion. […] Son atout réside dans l’engagement pris par rapport à l’éducation, la mise en valeur de la fonction sociale des musées et la reconnaissance que ceux-ci sont des technologies et des outils qui doivent être démocratisés et utilisés en faveur de la dignité humaine et du développement social. » (Déclaration du Salvador, p. 17)

Cette déclaration a marqué le début du Programme Ibermuseos[3], une initiative intergouvernementale qui, dès sa création, a favorisé l’échange, la coopération et le savoir partagé entre les musées latino-américains.

Ces premières avancées ont révélé la nécessité de progresser en matière d’accessibilité et d’inclusion, et ont été complétées par l’établissement de lois et de politiques muséales élaborées, dans différents pays de la région, en accord avec les préceptes de la Convention concernant l’accessibilité et l’inclusion.

Cependant, bien que 17 ans se soient écoulés depuis ces événements marquants, nous observons que les personnes handicapées doivent encore surmonter de nombreux obstacles pour faire valoir leur droit à participer à la vie culturelle, et plus encore pour entrer elles-mêmes dans le circuit et obtenir la reconnaissance de leur apport, comme le préconise la Convention relative aux droits des personnes handicapées :

« Les États Parties prennent des mesures appropriées pour donner aux personnes handicapées la possibilité de développer et de réaliser leur potentiel créatif, artistique et intellectuel, non seulement dans leur propre intérêt, mais aussi pour l’enrichissement de la société. » (article 30)

Réflexions sur l’offre inclusive dans le contexte chilien et latino-américain

Les avancées mentionnées dans la première partie de cet article ont été déterminantes dans le développement de l’accessibilité et de l’inclusion dans les musées latino-américains. Le programme Ibermuseos a sans nul doute joué un rôle important à cet égard, mettant en œuvre des actions qui encouragent l’échange, la réflexion et la création d’outils précieux pour améliorer l’accessibilité. Parmi ces outils figurent des répertoires de bonnes pratiques, un cours en ligne sur le sujet et l’élaboration de rapports d’accessibilité en collaboration avec les autres pays.

Il est intéressant d’observer que la plupart des initiatives qui ont été instaurées dans les musées ont trait au handicap sensoriel, avec l’introduction, par exemple, de la langue des signes pour les malentendants, et du système braille, de l’audiodescription ou d’autres systèmes tactiles pour les personnes aveugles ou malvoyantes.

Cette réalité est illustrée par le numéro spécial « Museo y Acceso » [Musée et accessibilité] de la revue Museos de la Subdirección Nacional de Museos (Chili)[4]. Dans ce numéro sont présentées diverses initiatives liées à l’inclusion dans les musées chiliens. Sur les sept initiatives d’inclusion de personnes handicapées mises en avant, six concernent un handicap lié à la surdité, la cécité ou la malvoyance. Cette approche du handicap privilégiant la mise en place de dispositifs axés sur les aspects sensoriels peut s’expliquer par l’absence de connaissances du personnel des musées vis-à-vis du handicap, des aménagements raisonnables[5] et de l’éducation inclusive.

Dans la pratique, ce manque de connaissances se manifeste par le choix d’aménagements dirigés vers l’accessibilité physique ‒ dans le but de respecter la réglementation ‒ ou le handicap sensoriel. Les ajustements consistent à effectuer une adaptation basique des contenus et à l’appliquer aux systèmes utilisés par les personnes ayant un handicap sensoriel. Il est fréquent que cette dernière partie du processus soit réalisée par des professionnels externes.

Néanmoins, en ce qui concerne les personnes ayant un handicap intellectuel, psychique ou autistique et nécessitant un soutien important, la situation est très différente. Les professionnels des musées manquent de formation sur le sujet, et c’est l’une des raisons pour lesquelles on ne développe pas des dispositifs faciles à lire ou en langage clair, des adaptations sensorielles, des dispositifs de communication alternative et améliorée[6], entre autres aménagements.

En ce qui concerne les parcours et l’offre éducative, la situation est similaire ; la méconnaissance de ces handicaps empêche les professionnels des domaines éducatifs de mettre en œuvre des aménagements efficaces ou bien de concevoir des activités inclusives. C’est un problème fréquent car on ignore comment communiquer, quels niveaux de contenu livrer ou de quelle manière appliquer les aménagements requis. Cette ignorance devient ainsi l’une des raisons pour lesquelles certains musées choisissent de ne pas aborder le travail avec ces groupes, non par manque de volonté mais par crainte de ne pas le réaliser correctement.

Les résultats obtenus par l’outil d’autodiagnostic pour l’accessibilité dans les musées[7] élaboré par Ibermuseos illustrent bien cette situation. Cet outil a permis à plusieurs pays de la région d’évaluer l’accessibilité de leurs musées dans les secteurs suivants :

Bâtiment Localisation
Sécurité Consulting
Expositions Communication
Formation Emploi
Évaluation Gestion

Plusieurs pays latino-américains ont déjà élaboré un rapport d’accessibilité[8] à travers l’analyse que permet l’outil d’autodiagnostic. Ce qui ressort de ces analyses, c’est que l’un des pourcentages d’accessibilité les plus bas concerne le secteur de la communication, dont le taux de conformité n’atteint qu’à peine 30 %.

Dans le secteur de la communication, l’outil d’Ibermuseos « calcule la qualité en termes d’inclusion des éléments de vulgarisation et d’information sur le musée, en considérant l’information disponible dans les espaces physiques comme virtuels ».

Si l’on se focalise plus particulièrement sur le musée et son environnement, certaines des questions qui sont posées dans l’autodiagnostic sont :

  • Y a-t-il un panneau d’affichage extérieur suffisamment voyant et facile à lire ?
  • Tous les supports d’information du musée comprennent-ils des informations destinées aux personnes handicapées ?
  • Les besoins des visiteurs handicapés concernant l’accès à l’information sont-ils pris en compte ?

Les résultats médiocres dans ces secteurs prouvent que les musées ont un défi important à relever concernant la manière de livrer l’information à différents types de visiteurs. Il est surprenant de constater qu’ils investissent beaucoup plus d’argent dans l’accessibilité physique, bien plus coûteuse, que dans des dispositifs d’accessibilité cognitive. Pourtant, ce type d’adaptation serait un outil bénéfique pour approcher les personnes ayant un handicap intellectuel ou psychique, les personnes autistes ayant un grand besoin de soutien, ainsi que d’autres groupes menacés d’exclusion − par exemple les personnes migrantes, qui ne maîtrisent pas la langue, ou les personnes rencontrant des difficultés à comprendre des textes, que ce soit en raison d’un faible niveau de scolarisation ou d’autres motifs.

À ces groupes viennent s’ajouter les personnes qui continuent à voir le musée comme un lieu réservé aux élites et qui ne s’y sentent donc pas à leur place, soit parce qu’elles ne comprennent pas ce qui est exposé, soit parce que les expositions utilisent un langage technique et peu clair.

L’urgence qu’il y a à remédier à cette situation a déjà été abordée de diverses manières. Le Movimiento de Justicia Museal [Mouvement de justice muséale] en Argentine[9], par exemple, colle des affiches à proximité des musées sur lesquelles figurent des phrases telles que « Les musées sont pour tout le monde, mais seule l’élite le sait », « Il n’y a pas une culture unique », ou « La rue est absente des musées », appelant ainsi la communauté à repenser le rôle des musées et les publics auxquels ils sont destinés.

En ce sens, la fondatrice du mouvement, Johana Palmeyro, insiste sur les changements que les institutions muséales doivent introduire :

« Nous devons agir, déhiérarchiser et cesser de tant théoriser. Intégrer des politiques publiques qui pensent l’accessibilité, la perspective de genre et l’intersectionnalité comme transversales à tous les secteurs, sans les reléguer uniquement à des actions relevant du domaine éducatif… Développer des projets conjointement avec les groupes sociaux, les écoles, les travailleurs et les militants sociaux, les artistes, les collectifs et les communautés qui permettent d’élargir les horizons et promeuvent des environnements accessibles à tous, respectueux de l’enfance, de la diversité culturelle et sexuelle, sans violence ni discrimination. » [traduit de l’espagnol]

Pour faire progresser l’inclusion, il est indispensable de donner la parole aux personnes handicapées et de respecter le principe fondamental des collectifs qui les représentent : : « rien pour nous sans nous ». Si les musées demeurent passifs en attendant que les conditions idéales soient réunies, rien ne changera. Le secteur culturel en Amérique latine est marqué par une précarité constante, mais cela ne peut servir d’excuse ; il est possible d’introduire des changements sans disposer de grandes ressources, mais ceux-ci doivent être fondés sur des convictions profondes et sur la cohérence d’un projet muséologique, non sur des volontés personnelles.

L’accessibilité cognitive : quelques pistes pour répondre à un défi actuel

La mise en œuvre de l’accessibilité cognitive dans les musées n’implique pas seulement un changement de paradigme au niveau muséal. Aujourd’hui, c’est un sujet jugé prioritaire et dont les musées, en tant qu’institutions au service de la société, devraient se saisir.

« Le terme ‘accessibilité cognitive’ se réfère aux caractéristiques que doivent présenter les environnements, les processus, les biens, les produits, les services, les objets ou les instruments, les outils et les dispositifs afin qu’ils soient intelligibles ou faciles à comprendre. Cette mesure est primordiale pour favoriser le bien-être émotionnel du sujet, dans la mesure où les environnements qui sont compréhensibles pour nous sont plus facilement prévisibles, améliorent notre sensation de contrôle et, de plus, favorisent notre participation » (Belinchón et al, 2014). [traduit de l’espagnol]

Le plan Museos + Sociales[10] est un exemple d’avancée positive dans cette direction. Cette initiative a pour but d’engendrer des changements importants dans les musées espagnols en vue d’une plus grande ouverture sociale. Dans la présentation de ses directives, on peut lire :

« Le musée est l’institution culturelle du XXIsiècle par excellence. Il doit donc lutter pour ne pas être conçu comme une institution élitiste mais comme un lieu d’accueil ouvert à tous ; comme un espace qui apporte une réponse aux inquiétudes des publics et se fait l’écho de leurs questionnements.

Le plan Museos + Sociales est né en 2015 sous l’impulsion du ministère de la Culture [espagnol] afin que les institutions muséales s’adaptent aux réalités sociales du contexte actuel. [Ces institutions] doivent être accessibles et répondre aux besoins de tous les citoyens, en particulier des groupes qui rencontrent le plus de difficultés à les visiter ou qui sont le plus exposés au risque de l’exclusion sociale. » [traduit de l’espagnol]

Dans le domaine de l’accessibilité cognitive, les musées publics en Espagne ont commencé par mettre en place un plan et un guide conçus pour être faciles à lire par des spécialistes de la fédération Plena Inclusión[11]. Ces documents sont disponibles sur le site web de chaque musée public.

Toujours en Espagne, d’autres musées ont mis en place des QR codes qui permettent aux visiteurs de télécharger du matériel facile à lire : c’est le cas, par exemple, d’une brochure téléchargeable du Museo ICO[12] élaborée par Plena Inclusión, qui présente de façon complète l’exposition Photo España 2021. Ces alternatives favorisent l’accessibilité cognitive sans modifier la muséographie.

La réticence à effectuer des changements muséographiques a, sans aucun doute, freiné, les progrès relatifs à l’inclusion dans de nombreux musées. Le faible intérêt pour la réalisation de contenus plus accessibles et le souhait de privilégier l’esthétique à l’accessibilité ont constitué des obstacles dans le développement de stratégies de médiation destinées au public général et aux visiteurs handicapés. La situation est encore plus critique dans les musées d’art, institutions où l’on estime que l’art ne requiert ni médiation ni explication (Santacana, 2005), et où l’on a donc choisi de recourir seulement à des notes et des textes d’exposition.

À cela s’ajoute le recours insuffisant à des supports visuels, à des signalétiques claires et à d’autres aménagements qui favorisent l’accessibilité pour les personnes ayant un handicap ou des difficultés de compréhension, au prétexte que ces adaptations interfèrent avec le curating et l’esthétique des expositions.

Ces tensions font partie d’un processus de rénovation muséologique qui doit être approfondi. Bien que, depuis les années 1970, la Nouvelle muséologie ait donné aux communautés une place importante dans les projets muséologiques, cela ne se traduit pas encore par de grandes avancées en matière d’accessibilité physique et cognitive. Cette situation nous invite à passer à l’action et à mettre en place des changements qui puissent permettre à tous les musées de devenir des espaces « ouverts au public, accessibles et inclusifs », comme l’entend la nouvelle définition de l’ICOM qui oriente leur mission.

Références

Belinchón, M., Casas, S., Díez, C. et Tamarit, J. (2018) Accesibilidad cognitiva en los cen­tros educativos. Ministerio de Educación, Cultura y Deporte.

Espinosa, A. et Bonmatí, C. (2014) Manual de accesibilidad e inclusión en museos y lugares del patrimonio cultural y natural. Trea.

Palmeyro, J. (2012) Movimiento de Justicia Museal: Deconstruir y Resignificar/ Entrevistada por Verónica Glassmann. http://elgranotro.com/movimiento-justicia-museal/

Santacana, J. (2005) Bases para una museografía didáctica en los museos de arte. Enseñanza de las ciencias sociales (5),125-133

Declaración del Salvador (2007). Ibermuseos. https://www.ibermuseos.org/recur­sos/publicaciones/8878/

Informes de accesibilidad de Ibermuseos. Consulté sur https://www.ibermuseos.org/recursos/noticias/nueva-publicacion-presentamos-el-informe-de-accesibilidad-de-costa-rica/

Convención de los derechos de las personas con discapacidad. (2007) Naciones Unidas. https://www.un.org/esa/socdev/enable/documents/tccconvs.pdf

Plan Museos más sociales (Ministerio de Cultura de España, 2015) https://www.cultura.gob.es/museosmassociales/presentacion.html

Subdirección Nacional de Museos del Ministerio de las culturas, las artes y el patrimonio de Chile. Revista Museos (2017) n. 35. https://www.museoschile.gob.cl/noticias/revista-museos-numero-35

Notes

[1]     UNESCO, Principes directeurs pour l’inclusion : assurer l’accès à l’éducation pour tous, Paris, 2005.

[2]     Document disponible sur https://www.ohchr.org/fr/instruments-mechanisms/instruments/convention-rights-persons-disabilities

[3]     Sur le site web du programme sont accessibles la Déclaration du Salvador, un registre des musées, des répertoires de bonnes pratiques et divers documents d’intérêt pour la communauté des musées latino-américains : https://www.ibermuseos.org/

[4]     La revue Museos est une publication annuelle éditée par l’organisme Subdirección Nacional de Museos et publiée depuis 1988. Le numéro spécial sur l’inclusion est le n°35 ; il peut être téléchargé sur son site web : https://www.museoschile.gob.cl/publicaciones/revista-museos-35

[5]     La Convention relative aux droits des personnes handicapées définit les aménagements raisonnables comme : « les modifications et ajustements nécessaires et appropriés n’imposant pas de charge disproportionnée ou indue apportés, en fonction des besoins dans une situation donnée, pour assurer aux personnes handicapées la jouissance ou l’exercice, sur la base de l’égalité avec les autres, de tous les droits de l’homme et de toutes les libertés fondamentales » (article 2).

[6]     La communication alternative et améliorée s’appuie sur des formes d’expression différentes du langage parlé, cherchant à améliorer les niveaux d’expression ou bien à compenser de façon alternative (à travers des supports visuels) les difficultés de communication qu’une personne pourrait rencontrer. Ces dispositifs sont désignés par l’acronyme CAA (communication alternative et améliorée).

[7]     Cet outil consiste en un questionnaire élaboré avec des objectifs et des directives que l’on peut consulter sur https://www.ibermuseos.org/acciones/observatorio-iberoamericano-de-museos/herramienta-de-autodiagnostico-de-accesibilidad-para-museos/

[8]     Les pays qui font partie d’Ibermuseos et qui ont rendu disponible leur rapport d’accessibilité sont l’Argentine, le Brésil, le Chili, la Colombie, l’Équateur, Cuba, l’Uruguay et le Costa Rica.

[9]     Le Movimiento de Justicia Museal est un mouvement qui cherche à repenser et questionner les problématiques relatives aux musées à travers des interventions dans l’espace public. Sur leurs réseaux sociaux, on peut accéder à des informations mises à jour sur les activités qu’il organise : https://www.instagram.com/movimientojusticiamuseal/?hl=es-la

[10]   Les informations sur ce programme sont disponibles sur https://www.cultura.gob.es/museosmassociales/presentacion.html

[11]    Plena Inclusión est l’un des organismes les plus importants dans le domaine de l’accessibilité cognitive. Il est responsable de la plupart des adaptations en « Lectura fácil » réalisées en Espagne (en France, on parle de « Facile à lire et à comprendre », ou FALC)  et est doté d’un secteur de formation très important pour toute la communauté latino-américaine. Depuis son site web, on peut accéder à son offre de formation et à des documents sur l’accessibilité cognitive téléchargeables librement : https://www.plenainclusion.org

[12]   Musée privé situé à Madrid qui a réalisé des projets inclusifs en lien avec l’autisme et l’accessibilité cognitive. Sur son site web, on peut accéder notamment à la page https://www.fundacionico.es/arte

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