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juin 7, 2021

FocusUne Liste rouge ‘vivante’: une exposition au Louvre vise à sensibiliser le public à la problématique du trafic international de biens culturels

Jusqu’au 13 décembre 2021, le musée du Louvre présente six objets archéologiques saisis par les autorités françaises entre 2012 et 2016 : une initiative qui confirme le rôle clé des musées dans la sensibilisation aux dangers menaçant le patrimoine culturel et qui souligne l’importance de la coopération internationale dans la lutte contre le traffic illicite.

Cette initiative du Louvre, le musée le plus visité au monde, est un complément idéal aux Listes rouges de l’ICOM, dont l’objectif principal est – depuis plus de vingt ans – la prévention et la sensibilisation à la protection du patrimoine. Ce défi est en effet commun aux institutions internationales, aux Etats, aux musées, aux acteurs de la circulation des biens culturels ainsi qu’au grand public. La force d’une telle exposition au Louvre réside dans l’opportunité d’informer et de sensibiliser les visiteurs qui viennent au musée. Pour l’ICOM, cette initiative est considérée comme une bonne pratique qui pourrait servir d’exemple à d’autres musées dans le monde.

Ce vendredi 4 juin, une délégation du Secrétariat de l’ICOM a été invitée à visiter cette exposition. Elle fut l’occasion de rappeler l’importance de la coopération entre les conservateurs de musées, les archéologues et les services répressifs dans la chaîne opératoire des enquêtes ainsi que les efforts communs entre institutions dans la lutte contre le trafic illicite. Un clin d’œil à l’ICOM est visible dans l’exposition puisque la couleur choisie pour la thématique de l’exposition n’est pas sans rappeler le rouge qui distingue les Listes rouges de l’ICOM. Dans la salle, il est également possible de consulter les Listes rouges via les QR codes qui accompagnent les textes de cette exposition qui présentent :

  • Un ensemble de 4 demi-statues typiques des nécropoles de Cyrène (Libye), saisies en 2012 en France par l’OCBC et en cours d’instruction par la Justice.
  • 2 bas-reliefs de marbre au décor foisonnant, saisis en 2016 grâce à la vigilance des douaniers de l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle. Ces pièces étaient en transit entre le Liban et la Thaïlande. La déclaration en douane indiquait qu’ils s’agissaient de «pierres d’ornement pour décoration de jardin»

Ces pièces sous scellés font actuellement l’objet de procédures judiciaires. Une fois les procédures instruites, ces œuvres ont vocation à retourner dans leur pays d’origine. En attendant, elles sont exceptionnellement montrées au public (en application de l’article L.111-10 du Code du patrimoine) et visibles dans la salle d’actualités, sur le parcours principal du musée, du Département des antiquités étrusques, grecques et romaines du musée (salle 172, Aile Denon niveau -1).   

Photos © Douane Française

Pour plus d’informations sur l’exposition

Les principaux outils de l’ICOM pour lutter contre le trafic illicite des biens culturels